Exclusif-Opération Flintlock 2019: sur les pas des Forces Spéciales Guinéennes au Burkina Faso (Reportage)

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Le Burkina Faso accueille depuis le lundi 18 février les manœuvres militaires de l’opération Flintlock 2019. Ces exercices militaires organisés par les États-Unis, visent à renforcer les capacités techniques, stratégiques, opérationnelles et à partager en matière de lutte contre le terrorisme les expériences des partenaires occidentaux avec les armées africaines.

Cette année au Burkina Faso, plus de 2000 militaires venus de 31 pays africains et occidentaux participent à ces manœuvres internationales. Pour cette édition 2019,16 pays africains ont été invités. Ce sont: l’Algérie, le Benin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap-Vert, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Tchad et la Tunisie.

Alors que le Burkina Faso et ses voisins font face à une insécurité sans précédent ces dernières années avec une nette recrudescence des attaques terroristes, ces opérations multinationales pourraient être une occasion d’échanges d’expériences entre les différentes armées participantes.

Le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya est le Commandant des Forces Spéciales Guinéennes (FSG) qui participent à ces exercices à Ouagadougou. D’après cet officier, Flintlock est une opération de partage d’expériences. «On apprend d’eux (les autres militaires des pays partenaires à ces exercices, NDLR). Ils apprennent aussi de nous. Car, le terrorisme est un véritable problème de sécurité que traverse actuellement la bande sahélo-saharienne. Nos frères d’armes des pays appartenant à cette bande du Sahel, ont une très grande expérience dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. C’est pourquoi nous sommes-là avec eux pour apprendre les expériences des uns et autres. La Guinée est engagée aux côtés de ses frères maliens à Kidal afin de bouter hors de ce pays et des limites de tout le Sahel le terrorisme sous toutes ses formes. Cela veut dire que le terrorisme comme nous l’a toujours enseigné le président Alpha Condé, n’épargne personne. En conséquence, la lutte contre ce fléau qui menace la sécurité de nos Etats, doit impliquer tout le monde. Nos dirigeants doivent pouvoir mettre en place des unités d’élite censées répondre avec efficacité à toute attaque terroriste», a expliqué le patron des Forces Spéciales Guinéennes, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya que le chef d’état-major de l’Armée de terre du Burkina appelle affectueusement mon homonyme.

 

Avec les autres unités d’assaut, les Guinéens devront se familiariser aux nouvelles techniques d’investigation de scènes d’attaques terroristes. Comment préserver les éléments d’indices au cours d’un assaut contre les terroristes ? Une question cruciale qu’a tenté de répondre l’instructeur américain avec les éléments du lieutenant-colonel Doumbouya, ancien pensionnaire de l’école militaire de guerre de Paris.

Les tirs de précision en situation extrême ont marqué la journée du mercredi 20 février au camp militaire de Noumbya, non loin de Ouagadougou. 

Pour les formateurs polonais, le positionnement et la précision dans les tirs sont essentiels dans le feu de l’action. 

Faut-il par ailleurs souligner que Flintlock est le premier et le plus important exercice annuel des forces d’opérations spéciales du Commandement des États-Unis pour l’Afrique. L’édition 2019 que reçoit la patrie des Hommes Intègres, connait la présence des partenaires occidentaux qui sont: l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, le Royaume-Uni et la Suisse.

Nous y reviendrons !

Depuis le champ des opérations de Flintlok 2019, au camp militaire de Noumbya à Ouagadougou, Bangaly Steve Touré pour Guinéenews.

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