Extraction des pierres précieuses à Yomou : une activité en plein essor dans la localité

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Les habitants de Yomou et environs peuvent par ces moments de galère, se frotter les mains avec la découverte et l’exploitation des carrières de pierres précieuses. Depuis le lancement de ses activités, le site de Ouéya (un district situé à 9km de la commune rurale de Bowé et dont la population est estimée à plus de 2000 habitants) est devenu un véritable pôle d’attraction dans la préfecture. Notamment pour les jeunes désœuvrés.

Selon les témoignages recueillis auprès des mineurs, un kilogramme de pierres précieuses pouvait coûter, à l’ouverture de la carrière, jusqu’à 500 mille francs guinéens. Pour Nangba Guémou, un mineur, la découverte du site de Ouéya a été un ouf de soulagement. Toutefois, il redoute des risques liés à cette activité notamment les cas d’éboulements qui peuvent survenir à tout moment.

Actuellement les activités seraient interrompues sur le site de Ouéya à cause de l’entretien de la zone par les machines.  A en croire d’autres sources, c’est une petite entreprise qui se chargerait de l’exploitation.

Au niveau des autorités locales, les activités extractives de pierres précieuses par les populations sur le site de Ouéya, de par leur engouement, ne passent plus inaperçues.

Si le site de Ouéya a été lancé depuis 2019, il faut rappeler qu’à date un second site vient d’être découvert dans le district de Galaye, situé à environ 4km de la commune rurale de Péla. C’est un ancien minier de Ouéya, âgé de 21 ans qui a découvert cette carrière.

« Après avoir passé des moments de galère à la recherche de pierres précieuses à Ouéya, je me suis rendu dans mon village. Quand je me suis rendu dans notre bas-fonds qui est situé à 8km du village, j’ai creusé par curiosité le sol. Et par coup de chance, j’ai trouvé des pierres précieuses. J’ai aussitôt informé mes proches et au fil du temps, tout le district. Actuellement, le site est bien fréquenté et chacun à sa chance. Il y a des pierres dont le kilo est vendu jusqu’à 40.000 fg. Mais il faut avouer que notre difficulté majeure dans l’exploitation de cette carrière à Galaye, est l’enclavement. Parce qu’il n’y a pas de route pour y accéder.  C’est pourquoi nous sommes en train d’ouvrir une piste pour faciliter l’accès à la zone d’extraction », a confié le jeune Balamou Nassoua.

Faut-il souligner que toute nos tentatives de joindre les autorités du cantonnement forestier local pour pourvoir mesurer l’ampleur des ravages que ces activités d’extraction artisanale sont susceptibles de causer à l’écosystème, sont restées vaines jusqu’au moment où nous mettons en ligne cette dépêche.