Face à la persécution de  ses membres à N’Zérékoré, le FNDC menace de reprendre sa lutte 

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Alors que toutes les énergies devraient être plutôt consacrées au combat commun en vue de la victoire sur le COVID-19, les membres du Front national pour la défense de la Constitution accuse le régime Condé de répressions et d’arrestations arbitraires de plusieurs de ses membres à N’Zérékoré. Ce, en dépit de la pandémie.

« Comme ils sont irresponsables, ils veulent pousser le FNDC à reprendre la lutte politique. S’ils n’arrêtent pas les exactions contre les citoyens, nous n’aurons d’autre choix que de réagir en conséquence« , alerte le responsable des Stratégies et de la Planification du FNDC.

Poursuivant, Sékou Koundouno indique qu’il est « inacceptable qu’au lieu de se préoccuper de la propagation de la pandémie à laquelle ces gouvernants ont exposé les Guinéens, que M. Alpha Condé et son clan continuent de persécuter les leaders du FNDC à N’zérékoré et dans d’autres localités du pays ».

Aux dires cet acteur de la Société civile, à ce jour, plusieurs militants du Fndc qui se trouvaient à N’Zérékoré ont fui la ville, parce que menacés de mort par les autorités civiles et militaires. Des acteurs de cette persécution  que le Front dit être en train d’identifier, afin de publier incessamment leurs noms.

« Il faut que les organisations de défense des droits de l’Homme se lèvent pour dénoncer ce que nos militants et sympathisants sont en train de subir en Guinée Forestière avant qu’il soit trop tard », lance Sékou Koundouno.

A l’en croire, une liste des cerveaux des violences meurtrières et de l’escadron des persécutions des militants et sympathisants du Fndc dans la région forestière sera publiée durant les prochaines 24 heures pour dénoncer, dit-il. Toutes des personnes dont les agissements actuels sont susceptibles de provoquer d’autres violences aux conséquences désastreuses.

« Nous allons également transmettre cette liste aux institutions ci-après:  la Cour pénale internationale dans sa section persécution et crimes de masse, la Commission des droits de l’homme de l’Union européenne, la Commission des droits de l’homme des Nations-Unies et de l’Union africaine, Amnesty international, Human Right watch, le Secrétariat d’État américain pour des poursuites judiciaires internationales et des sanctions ciblées », cite le responsable des Stratégies et de la Planification du FNDC.