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    samedi, 17 avril 2021
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    Faranah : après la disparition de plus de quatre milliards GNF, la Muffa fermée

    Cela ressemble à un scandale! A Faranah, la MUFFA (mutuelle financière des femmes africaines) a été fermée à cause d’un manque d’argent, a-t-on appris. Cette aubaine pour les populations est en train de devenir un vrai désespoir.

    Selon nos informations, une bagatelle de quatre (4) milliards de francs guinéens auraient été retirés dans le compte de la mutuelle. Mais le hic est que l’auteur reste encore inconnu.

    Pourtant, l’avènement de la MUFFA, qui est un projet phare pour renforcer l’économie des ménages,  à Faranah a suscité beaucoup d’espoir chez les femmes de la localité.

    Mais aujourd’hui, la réalité est toute autre et suscite beaucoup d’interrogations.  C’est devenu un grand désespoir pour les femmes de Faranah. Aujourd’hui, elles lancent un cri de cœur. Nous apprenons que les frais d’adhésion fixés à 135 000 GNF ont été payés mais plusieurs femmes n’ont pas bénéficié de crédits.

    Depuis près de trois ans, la MUFFA n’est pas au beau fixe à Faranah. L’on se rappelle que cette mutuelle a été fermée pour la première fois en fin décembre 2018 par trois filles  pour manque de paiement de trois mois de salaire.

    A en croire la présidente de cette mutuelle, quatre milliards trois cent millions de francs guinéens ont été débloqués dans le compte de la mutuelle dont l’auteur reste encore inconnu du grand public.

    Hadja Mariame Cissé reveient sur cette situation : “l‘initiative qui m’a permise d’amener la Muffa dans ma ville natale, ce n’est pas un plaisir pour moi de voir cette muffa fermée. Mais pourquoi la muffa est fermée ? C’est parce qu’il n’y a pas d’argent. Il n’y a pas un montant qui peut ouvrir la Muffa. Il m’a été remis pour la première fois un montant d’un milliard quatre cent millions GNF (1 400 000 000 GNF) que j’ai amené à Faranah. Les femmes ont remboursé ce montant en grande partie mais certaines sont restées redevables.

    Il y a eu 125 000 000 GNF qui sont restés impayés. Quand nous sommes reparties pour avoir un autre montant, la Banque Afriland a exigé qu’on ne peut pas gagner un autre montant si on ne finit pas de rembourser le reste des prêts. J’ai mis ma main dans l’argent de mon entreprise à la Banque là-bas parce que j’y ai un compte personnel pour rembourser au nom de tout le monde afin que les femmes me remboursent après.

    Après ce remboursement, on est venu faire un autre versement d’un milliard (1 000 000 000) GNF. Mais il y avait un autre montant collecté par les femmes qui était dans mon compte épargne d’Afriland First Bank qui s’élevait à plus de 500 000 000 GNF.  Donc, nous avons débloqué un milliard de GNF pour distribuer aux groupements féminins en prêts.

    Les femmes ont encore remboursé ces prêts jusqu’à six cent millions mais les gens sont restés redevables. La banque a mis sa main dans mon compte épargne pour retirer son reliquat à rembourser pour virer dans son propre compte. C’est comme ça que la dette a été épongée entre Afriland et Faranah.

    Il n’y a plus de crédit entre Afriland et Faranah mais à noter que le crédit que Faranah devrait payer à Afriland a été payé dans mon compte. Peu après, les Faranahkas m’ont appelée pour me dire que quelqu’un est allé à Faranah pour un contrôle qui aurait affirmé que 2 500 000 000 (deux milliards cinq cent millions) ont été débloqués dans le compte de la Muffa de Faranah. Et nous disons que la Banque est fermée. Pourquoi ces plus de deux milliards ne sont pas arrivés à Faranah ? En réponse, je leur ai dit que je n’en sais rien. Ces femmes ont douté de moi ce jour mais je leur ai dit de mener les enquêtes ensemble car je n’ai fait aucun retrait. Je suis restée ici à Conakry, les Faranahkas sont venus rencontrer le président de la République à cet effet. Le président m’a appelée par téléphone pour me dire de déposer l’argent des femmes. En réponse, j’ai dit au président que s’il sera justifié que je possède l’argent des femmes de me mettre en prison sans me sortir. C’est ainsi que l’affaire a été confiée à l’honorable Saloum Cissé pour régler la situation de la Muffa de Faranah.

    Quand je suis allée consulter mon compte à Afriland First Bank, j’ai constaté deux retraits de 4 380 000 000 GNF (quatre milliards trois cent quatrevingt millions).  La présidente de la Muffa n’a pas touché ni un autre membre. Ça discuté beaucoup entre nous à Afriland. Donc, Afriland a contrôlé le compte. Afriland a dit qu’ils ont prisé mais il n’est pas dit qu’un montant est retiré dans le compte. Donc, il a été confirmé que je n’ai pris aucun montant dans le compte. J’ai demandé à Afriland de faire un document justifiant que je n’ai pris aucun montant dans le compte.

    Mais c’est confirmé dans les documents que ces milliards ont été retirés dans le compte de la Muffa de Faranah. J’ai les documents et j’ai fait un rapport écrit à cet effet.

    L’argent pour lequel le président de la république m’a appelé n’est pas dans les documents. Donc, j’ai fait mon rapport pour déposer une copie au président de la République, au gouverneur et au député. Voici la situation de la Muffa de Faranah. J’ai mon propre argent avec la Muffa de Faranah. J’ai remboursé tous les prêts. Je veux que cette situation soit claire”, a-t-elle insisté.

    Aujourd’hui, l’on se demande qui a fait un retrait dans le compte de la Muffa de Faranah ?

    Affaire à suivre

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