Faranah : Des jeunes dans la rue pour réclamer le courant

août 15, 2018 2:11
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24 heures après les jeunes du quartier Dandaya, encore, ce sont les jeunes des quartiers Tonkolonko I et II qui étaient à nouveau ce matin en colère dans les rues ce mercredi, 15 Aout 2018 pour réclamer leur ras-le-bol. Munis des pancartes avec des tons impératifs et insolents, ces jeunes manifestants sont descendus dans les rues, avec comme itinéraire Tonkolonko-EDG et EDG-Préfecture.
L’objectif principal de leurs revendications est d’avoir le courant à l’immédiat dans leurs quartiers.
Dans leurs actions , ils se sont rendus à l’EDG pour bloquer la rentrée surtout aux travailleurs de l’EDG dans les locaux de l’EDG. Cela, 5 minutes avant de rencontrer le préfet. Dans leurs propos virulents, ils demandent le départ immédiat pur et simple du Directeur de l’EDG.
Qu’est ce qui est à l’origine de ces réactions vives des jeunes ?
Selon un manifestant, « depuis trois semaines, nous ne recevons pas bien le courant. C’est pourquoi nous avons tenu une réunion pour dire notre ras-le-bol. Au cours de la réunion, nous nous sommes dit de ne pas détruire les édifices publics. C’est ainsi que nous nous sommes dirigés chez le préfet après l’EDG pour lui exprimer notre problème. Pourtant, nous payons régulièrement les factures. On ne peut pas payer l’argent toujours pour rien. On est fatigué de payer les factures dans le vide. Il y a le courant dans les 12 quartiers de Faranah sauf les nôtres. Et ce sont les quartiers les plus peuplés. C’est le courant que nous voulons que nous sommes venus expliquer au préfet ».
Ayant été informée, la gendarmerie d’escadron mobile N° 13 est intervenue pour maîtriser la situation. Ce fut le cri soulevé des jeunes contre ces hommes en uniformes. Mais, il n’a pas eu de jets de pierres ni de gaz lacrymogène entre manifestants et forces de l’ordre.
Dans son message, le préfet, Alpha Oumar Keita, a invité les jeunes manifestants au calme et à la retenue. Grâce son intervention, le calme est revenu dans la cité.
A noter que cette affaire du courant est un cri de cœur de toutes les populations de Faranah.