Faranah : Le ministre de la justice pose la première pierre du tribunal de première instance

mars 28, 2019 11:31

Dans le cadre du programme prioritaire de la réforme du ministère de la justice et dans la perspective de donner à la Guinée des infrastructures judiciaires et pénitentiaires dignes du nom, le gouvernement a initié un large programme de biens immobiliers pour ces structures compétentes.

C’est dans cette perspective que le ministre de la justice garde des sceaux a foulé le sol de la ville de Faranah ce lundi, 25 mars 2019 pour poser la première pierre du tribunal de première instance. Après la cérémonie de la pose de la première pierre, Me Cheick Sako a visité la maison centrale pour s’enquérir de l’état de droit et de santé des détenus avant la visite des locaux du tribunal de première instance pour voir les conditions dans lesquelles le personnel judiciaire travaille. Cette œuvre vient concrétiser l’effort consenti par le ministère de la justice pour changer la physionomie des édifices judiciaires et pénitentiaires du pays, dit-on.

Le coût globale de cette construction s’élève à quatorze milliards sept cent dix millions cent seize mille quatre cent francs guinéens (14.710.116.400 GNF). Elle est entièrement financée par le budget national de développement (PND). Cet édifice de deux niveaux sera réalisé sur le domaine de lot 52 sis au quartier Abattoir 1 avec un délai d’exécution de 18 mois. Il comporte un rez-de-chaussée constitué de 3 salles d’audiences dont 1 salle de 500 places et deux autres de 150 places.

Pour sa part, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Faranah, Mamoudou Lebéré Baldé, rappelle à l’auditoire que « la justice est le principe moral qui exige le respect du droit et de l’équité car elle est la pierre angulaire de tout État de droit. Donc, le respect des principes qui l’incarnent doit être l’affaire de tous. La réalisation de cet édifice vient à un moment où le besoin d’infrastructures judiciaires se pose avec acuité dans ma juridiction et permettra à coup sûr non seulement d’améliorer les conditions de travail du personnel judiciaire mais aussi et surtout rétablir la confiance et le respect dû à la justice sans oublier la satisfaction et la réjouissance de la population de Faranah »

Dans son discours de circonstance, le directeur national des infrastructures judiciaires et pénitentiaires, Marcel Konomou, dira que « la direction nationale des infrastructures judiciaires et pénitentiaires veillera à ce que l’entreprise accomplisse ses obligations contractuelles dans le respect des délais et normes convenus conformément aux prescriptions techniques. »

« C’est une satisfaction à la fois personnelle, institutionnelle de me voir ce matin à Faranah en train de poser la première pierre de ce nouveau palais de justice du tribunal de première instance de Faranah. Bien évidemment, c’est une promesse présidentielle mais c’est également le plan d’action prioritaire de la justice où au-delà des institutions, il faut passer à la pratique. Nous allons dérouler la construction de nouveaux palais de justice dans beaucoup de préfectures de la Guinée essentiellement sur le budget national. On a commencé à Faranah et ça va se poursuivre dans d’autres préfectures. Ma venue à Faranah est un témoignage fait aux braves populations de Faranah qui étaient un peu laissés pour compte en matière d’infrastructures judiciaires dans notre pays. C’est ce qu’on va corriger grâce à l’aide de la population, des sages et surtout grâce aux représentants de l’État sur place, le gouverneur et le préfet », a de son côté le ministre de la justice.

À noter que depuis plusieurs décennies, le domaine de l’infrastructure judiciaire et pénitentiaire n’a pas connu un essor en tant que tel en Guinée. Dans la période  de 1960-1963, le plan triennal avait été exécuté en ce qui concerne la construction des palais de justice dans quelques régions administratives. Depuis cette époque, la maintenance ou la rénovation n’ayant pas été assurée, les infrastructures se trouvent dans un état lamentable de délabrement.