Faranah : l’éboulement dans une carrière de sable fait un mort

mars 18, 2018 3:06
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Dans la matinée d’hier dimanche 18 mars, un jeune conducteur de tricycle, communément appelé à Faranah, « Katakatani », a trouvé la mort dans un éboulement de sable aux abords du fleuve Niger, dans le quartier Tonkolonko.  La victime était allée dans cette carrière de sable avec ses deux apprentis pour y extraire du sable fin.

Malheureusement,  en pleine extraction de sable, Mamady Kallo dit « Kouranko », âgé de 25 ans, s’est retrouvé  pris au piège sous le pan de la rive du fleuve qui s’est effondré sur lui.  Ses apprentis ont tenté de le secourir, mais en vain.

Interrogé sur les circonstances du drame, le secrétaire du syndicat des mototaxis, Bandjou Traoré, explique : «le matin, il est allé accompagner le déjeuner de sa femme qui a accouché avant hier samedi par césarienne à l’hôpital régional de Faranah. Il a dit à sa femme qu’il va au boulot. C’est ainsi qu’il a pris son tricycle pour aller au fleuve avec ses apprentis. C’est quelqu’un qui a fait une commande de sable fin au près de lui. C’est dans les caves où se fait l’extraction du sable fin. Ce sont ses apprentis qui ont été les premiers à extraire beaucoup de sable. Comme la remorque son tricycle n’était pas bien rempli, il a dit à ses apprentis de le permettre d’extraire afin de bien remplir. C’est ainsi qu’il a commencé extraire. Au moment qu’il regardait en l’air, il a vu un pan de la rive du fleuve ébouler dans sa direction. Cet éboulement a fini par l’ensevelir même sa pelle n’y a pas échappé. Ce qui a fait que les opérations de secours qui n’ont  pas pu être facilement menées, n’ont pas permis de le sauver. Sur place, un de ses apprentis a appelé un chef de ligne qui m’a joint aussi au téléphone. Nous avons informé le chef de quartier et les autorités par al suite. Après constat, les autorités judiciaires et les policiers ont mis le corps à la disposition du chef de quartier pour son enterrement. Mamady Kallo s’en est allé laissant derrière une veuve et deux enfants dont une fille.»

A signaler que le lit du fleuve Niger se creuse d’année en année et est finalement rétrécie par l’ensablement au point qu’il est dangereusement menacé aujourd’hui de disparition.