Faunes: la Guinée ne possède pas d’inventaire sur les espèces animales menacées d’extinction (ministre)

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Dotée d’une réserve d’une rare originalité et d’une diversité de peuplement animal et végétal des plus remarquables, la Guinée compte plusieurs espèces menacées de disparition, notamment des crapauds vivipares n’existant nulle part au monde et des chimpanzés, aux monts Nimba, dans le sud-est du pays.

Toute chose ayant milité en faveur du classement des monts Nimba dans la réserve naturelle intégrale en 1944, avant de devenir, en 1981, une réserve de biosphère pour l’UNESCO pour être finalement inscrits au Patrimoine mondial la même année.

Hormis ces espèces susmentionnées, il en existe plusieurs autres à travers le pays. Hélas, aucun inventaire n’est disponible pour quantifier ces espèces menacées d’extinction en Guinée.

L’information à l’allure insolite est donnée par le ministre en charge de l’Environnement, des Eaux et Forêts. C’était en début de semaine, à la faveur de l’hebdomadaire conférence de presse des membres du gouvernement.

Interrogé à propos le lundi 20 mai 2019, Oyé Guilavogui a avoué sans ambages que c’est le mal de la Guinée. « Je dois avoir le courage politique de le dire. Moi même qui suis le premier responsable, je suis incapable de vous donner l’inventaire total des espèces protégées. Je vous donne un exemple: pour un passé très récent, on parlait de la présence en Guinée de 200 à 250 éléphants. Ce n’est pas vrai! Vous allez dans certains endroits, on vous parle de 100 têtes d’éléphants. Tout dernièrement, on me parlait de 24. C’est pour vous dire qu’il n’y a pas d’inventaire », a reconnu le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts.

S’exprimant également sur le cas du bassin Famélé, où on parle de 250 chimpanzés, le conférencier a infirmé ce chiffre qu’il trouve erroné. C’est d’ailleurs pourquoi il a indiqué qu’il y a lieu de faire l’inventaire pour connaitre le chiffre exact.

« Nous sommes en train d’initier un projet au niveau du ministère de l’Environnement qui va nous permettre d’inventorier l’ensemble des espèces animales protégées en Guinée. Nous allons le faire depuis la Forêt jusqu’en Moyenne Guinée en passant par la Haute Guinée et la Guinée Maritime. C’est un projet qui est très cher, mais il faut le faire », a laissé entendre celui qui, alors ministre des Transports, a promis que sous son magistère, il allait y avoir des embouteillages dans l’espace aérien guinéen.

Pour rappel, un rapport a été rendu public le 6 mai dernier, à Paris par des experts onusiens de l’Environnement. Ledit document faisait état d’environ 1 million d’espèces menacées de disparition à travers le monde.