Femme prise comme bouclier humain: le Dr Oussou demande la tête des trois autres policiers

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Le vice-président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le Dr Fodé Oussou Fofana, a abordé, samedi, lors de l’assemblée générale de son parti, plusieurs sujets brûlants de l’actualité nationale. Entre autres, les tensions politico-ethniques, les élections législatives, le fichier électoral ou encore la nouvelle Constitution.

Sur ce dernier sujet, lors des manifestions, une femme a été prise comme bouclier humain par des agents des forces de l’ordre. L’un d’eux a été présenté à la presse. Pour Fodé Oussou, le fait que c’est un policier peul qui a été présenté, il y a un objectif visé par la police. « On n’a pas le droit d’humilier une femme, mais puisque les gens raisonnent par ethnie, il y avait trois policiers qu’on a vus sur la vidéo. Ils sont allés prendre peut-être un policier qui est peul pour dire toi tu dois parler pour qu’on dise que c’est les Peuls qui sont en train d’humilier les Peuls. Où sont les trois autres ? »

Plus loin, le vice-président de l’UFDG soutient que le policier qui a reconnu les faits devrait être conduit directement en prison, puis Damantang Albert Camara, ministre de la Sécurité, devrait jeter l’éponge. «Pour un gouvernement ça c’est triste, parce qu’on se pose la question de savoir si ces gens-là sont normaux. Une femme humiliée. Ce policier qui a parlé, on n’a pas besoin de lui donner le micro pour s’exprimer. On devait l’amener en prison. Et le président [de la République], dans un pays normal, devait logiquement demander au ministre de la Sécurité de démissionner. »

Sur la déclaration du président Alpha Condé à Fria à propos du référendum constitutionnel, Fodé Oussou dit que le chef de l’Etat ne respecte pas les religieux. Il faisait là référence à l’implication des leaders religieux, notamment le grand imam de Fayçal et l’archevêque de Conakry, dans la résolution de la crise en Guinée.