Fermeture des frontières avec le Liberia: Les producteurs d’avocats de Lola en difficultés

0
1200

Les producteurs d’avocats de la préfecture de Lola devront désormais se contenter de l’approvisionnement du marché local avec la fermeture des frontières avec le Liberia voisin, pour cause du covid19. Si les Guinéens continuaient à violer les mesures de confinement partiel édictées par le gouvernement, et se permettaient jusque-là à acheminer des tonnes d’avocats en territoire libérien, il n’en est pas pour les acheteurs libériens, qui depuis ce lundi ont décidé de se conformer à la fermeture des frontières imposées par leur gouvernement.

Les marchés de Lola sont inondés d’avocats, depuis 48 heures, faute de pouvoir acheminer la production au Liberia voisin. Ce qui met les producteurs de ce fruit en difficulté.

C’est là l’une des conséquences de la crise  sanitaire liée au covid19.   Un tour  au marché d’avocats  de Lola situé  au quartier Soualakoly 1,  suffit à mesurer cette situation.  Si les Libériens  affluaient tous les dimanches au marché hebdomadaire   de Lola,   où  producteurs et commerçants d’avocats se donnaient rendez-vous, ce n’était pas le cas ce dimanche de pâques.

 La raison de l’absence des Libériens est due à la fermeture des frontières décidée récemment par le gouvernement libérien. Si du côté guinéen on a du mal à appliquer de telles mesures, afin de limiter la propagation de l’épidémie, les Libériens eux font preuve de discipline dans le respect des décisions de leur exécutif.

« La clientèle  se fait rare donc désormais à Lola, car ceux qui viennent de N’Zérékoré  et  de  Siguiri  n’achètent pas comme les Libériens  qui font 3 à 4 chargements de camion.  Et  depuis ce dimanche, aucun Libérien n’est venu au marché hebdomadaire de Lola », déplore  Mathieu Mamy,  planteur  d’avocats.

 Vu que la consommation  locale est très faible,  et  le manque  des moyens de conservation  des avocats, il y a de quoi inquiéter les acteurs de cette filière agricole.

 Selon  Fanta Condé, une vendeuse d’avocats,  ‘’la situation n’est pas encourageante. C’est vraiment  déplorable,  car nous vivons  de la vente de nos produits locaux, surtout  l’avocat  de Lola  qui est convoité  par les habitants de certaines villes  de la  Guinée dont Siguiri, N’Zérékoré   et le  Liberia,  qui est la principale destination pour notre production.’’