Fête de Ramadan 2018: la police annonce trois morts

juin 16, 2018 4:29
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En Guinée et plus particulièrement à Conakry, il ne se passe quasiment pas de fête sans qu’il n’y ait d’accidents qui parfois, endeuillent les citoyens. La fête de l’Aïd El Fitr, fête de Ramadan ou encore fête de Korité qui a eu lieu hier vendredi 15 juin, n’a pas dérogé à ce sinistre constat. A la faveur des festivités de l’Aïd, 3 personnes y ont laissé leurs vies. A cela s’ajoutent des blessés et plusieurs dégâts matériels qui ont été enregistrés à Conakry et à l’intérieur du pays.  Le manque d’entretien des engins roulants, l’imprudence et l’indiscipline des chauffeurs, surtout des conducteurs de moto dans la circulation, sont pointés du doigt par les responsables de la sécurité routière.

«De Conakry jusqu’à Yomou pour la fête de Ramadan 2018, nous avons enregistré au total 6 cas d’accidents, notamment 4 cas dans la zone spéciale de Conakry dont un a fait un mort devant l’université de Gamal Abdel Nasser. A l’intérieur du pays,  à Dubréka précisément à Tanènè, 2 cas d’accidents ont été enregistrés. Le premier implique un enfant âgé de 4ans qui a été fauché par une moto alors qu’il tentait de traverser la route.  Le second, ce sont deux motos qui ont fait une collusion et l’un des conducteurs est mort juste avant les 4 ponts », a explique le commissaire divisionnaire Mory Sangaré, le chef section de la police judiciaire et statistiques des accidents à la direction nationale de la police routière avant de déplorer l’indiscipline dans la circulation qui, selon lui, est la première cause des accidents en Guinée.

«Vous savez en Guinée, il y’a un manque de visite technique des véhicules. C’est pourquoi on enregistre des cas d’accidents désastreux dans le pays. Le phénomène de taxi-moto prend de l’ampleur dans un désordre total, et à Conakry et à l’intérieur du pays. C’est pourquoi il est nécessaire que les responsables prennent des dispositions pour régulariser le secteur. Parce que la vie de la population est présentement en danger », a-t-il tiré la sonnette d’alarme.

Contrairement aux années précédentes, les villes de l’intérieur du pays comme Labé, Kindia, Kankan et N’Zérékoré n’ont pas enregistrée d’accidents lors de cette fête du Ramadan. Le chargé des statistiques se félicite de cette baisse qu’il met d’ailleurs à l’actif  des dispositions mises sur place en amont  par son service.