Fête du 2 octobre: les 60 ans de la Guinée s’invitent à l’assemblée du RPG

octobre 6, 2018 6:50
0

Au siège national du RPG Arc-en-ciel ce samedi 6 octobre à Gbessia, le Secrétaire général du ministère des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger, Hady Barry s’est largement prononcé sur l’avènement de l’indépendance en Guinée, a-t-on constaté sur place.

Selon Hady Barry, c’est la Guinée qui a ouvert le bal des indépendances en Afrique. «L’indépendance de la Guinée est très importante dans l’histoire du continent africain. Dans le passé, le colonisateur avait demandé à tous les peuples africains sous sa domination de s’intégrer dans une communauté où l’Afrique restait toujours dominée ou d’assumer sa responsabilité vis-à-vis de l’histoire. A l’époque et parmi tous les Etats, c’est seulement la Guinée qui osé prendre l’indépendance. C’est une particularité historique», a rappelé Hady Barry.

Poursuivant, Hady Barry a souligné qu’à partir de cette indépendance, les peuples colonisés par la France n’ont plus accepté d’être dominés. «Deux ans après, toute l’Afrique qui était sous la domination française, s’est libérée. Cela est à l’actif de la Guinée», a-t-il fait savoir.

Pour Hady, dès lors que la Guinée ait obtenu son indépendance, elle a aussitôt décidé de soutenir tous les mouvements de libération nationaux à travers le continent. «C’est ainsi que nous avons envoyé des soldats au Mozambique, en Angola, en Guinée-Bissau…», a-t-il confié.

Poursuivant, Hady Barry a déclaré que l’indépendance de la Guinée va au-delà de ses frontières. «C’est la Guinée qui a libéré l’Afrique et c’est elle aussi qui a décomplexé le peuple africain. Il faut rappeler que ce sont tous les Guinéens qui se sont prononcés à 95% de voix. Nous n’avons rien en Guinée plus que le ‘’non’’ du 28 septembre 1958», a-t-il rappelé.

Pour clore, El hadj Hady Barry a affirmé que « malgré toutes nos divergences en Guinée,  nous n’avons jamais débordé contrairement aux autres pays de la sous-région qui ont connu la guerre. Nous avons des options différentes quant aux questions de développement de notre pays. Mais, nous aimons tous le bonheur de la Guinée. Tous les Guinéens doivent se rappeler du ‘’non’’ du 28 septembre 1958 pour se libérer aujourd’hui de la misère et de la division.»