Fête du Travail en Guinée : Amadou Diallo « accuse » le gouvernement

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A l’occasion de la journée internationale du Travail célébrée ce 1er mai 2019, le Secrétaire général de la Confédération nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), Amadou Diallo, a accusé le gouvernement guinéen d’avoir violé les différents accords tripartites et rompu le dialogue social.

« Aujourd’hui encore, dit-il, pour les mêmes motivations,  nous voici réunis, mais hélas, dans un contexte différent, car depuis juin 2018 le dialogue social qui est le fondement du partenariat entre les employeurs  et employés, connait une crise profonde, une crise née du choix du gouvernement de rompre unilatéralement le socle sur lequel est bâti ce dialogue à savoir : le respect intégral des accords conclus depuis plusieurs années entre les mandants tripartites guinéens. »

Malgré le non-respect des accords signés entre l’inter centrale CNTG-USTG le patronat et le gouvernement, Amadou Diallo affirme que le mouvement syndical a opté pour le maintien de la paix : « Bien que plusieurs accords tripartites aient été ignorés jusqu’au bout, l’inter centrale CNTG-USTG est toujours restée fidèle à ses engagements pour maintenir la paix et la quiétude sociale dans notre pays. Ces accords avaient pourtant permis d’obtenir des avancées significatives dans plusieurs domaines et dont l’inter centrale CNTG-USTG avait vivement salué la portée à l’occasion de la fête du 1er mai 2018. Ces accords qui, malheureusement, sont aujourd’hui violés à travers la remise en cause de leur application dans maints domaines. »

Poursuivant son intervention, le Secrétaire général de la CNTG évoque les crises enregistrées suite aux élections du 4 février 2018, mais aussi des grèves enregistrées l’année dernière dans l’enseignement pré universitaire : « L’analyse de la situation socioéconomique actuelle nous oblige à faire un choix responsable si nous voulons préserver les chances d’un devenir prometteur pour les travailleurs de Guinée. Un choix qui nous invite à ne pas ignorer les effets pervers de la crise qui affecte depuis plus d’un an le secteur éducatif ; la crise politique née des élections communales et communautaires. Tous ces cas et tant d’autres sont le reflet d’une absence de structures de dialogue social ; tel le conseil national du dialogue social (CNDS). »