Fête internationale du 1er mai : L’appel du Secrétaire général de la CNTG aux travailleurs

mai 1, 2018 6:08
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A l’instar des autres pays du monde entier, les travailleurs guinéens, de tous les secteurs d’activités, du public comme du privé, se sont déplacés en masse pour le palais du peuple afin de célébrer le 1er mai, une journée qui leur est dédiée. La cérémonie a débuté par le défilé traditionnel des travailleurs qui étaient dans des uniformes choisies en fonction de leurs métiers. La cérémonie a été présidée par le Premier ministre qui était accompagné à la loge officielle par son ministre de l’Emploi, du Travail et de la Formation Technique et Professionnelle. Les autres chefs de départements ont brillé par leur  absence.

Au tour du PM, on notait  aussi la présence des Secrétaires généraux des différentes centrales syndicales, des syndicalistes et  de certains cadres de l’administration. Prenant la parole en premier, le Secrétaire général de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG) Amadou Diallo a rappelé que la célébration en Guinée de cette fête du  1er  mai intervient au lendemain d’une série de crises sociale, politique et même économique.

Une situation, dira Amadou, qui dénote un déficit criard du manque de dialogue social. C’est pourquoi, poursuit-il, pour la commémoration de ce 132e anniversaire de la fête internationale du travail,  l’intersyndicale a placé l’évènement sous le signe du dialogue social au service du travail décent.  Parlant toujours de ces crises qui ont secoué le pays notamment sur plan politique et dans le secteur de l’éducation, Amadou Diallo a invité ses compatriotes à « marquer une pause pour partager une vision commune sur la marche à suivre en vue d’assurer des lendemains plus heureux ». Pour lui, le dialogue social est un facteur et un vecteur d’un emploi décent. A cet effet, il a souhaité que les structures mises en place pour réguler voire anticiper les conflits, soient effectivement fonctionnelles à tous les niveaux.

Plus loin, après s’être réjoui quelques acquis de la centrale, M. Diallo a dénoncé l’impunité ainsi que le comportement déloyal de certains employeurs qui violent quotidiennement les lois et règlements.

Parmi ces violations, il a cité, entre autres : le licenciement abusif, le harcèlement de tous genres, la stigmatisation, l’opposition à toute syndicalisation des travailleurs par certaines entreprises. Outre ces violations, Amadou Diallo a, par ailleurs, fustigé l’insécurité galopante qui perturbe la vie des citoyens et décourage les investisseurs nationaux et étrangers, les tracasseries des forces de l’ordre, les barrages non conventionnels, les braquages dans les villes comme dans les campagnes, la non-application des décisions de justice. «Ces maux persisteront aussi longtemps que nous n’allons pas instaurer une gouvernance vertueuse qui permettra la réduction du train de vie de l’Etat pour faire face aux problèmes essentiels de développement du pays, l’implication des travailleurs et de leurs représentants dans la formulation des politiques et programmes de développement du pays notamment le suivi budgétaire  », a –t-il  fait remarquer.

Il a, en outre,  profité de cette journée internationale du travail, pour féliciter et apporter leur soutien à la presse guinéenne pour sa détermination à défendre la liberté de démocratie en Guinée.

Pour finir, il a rappelé aux travailleurs que seul le travail bien fait anoblit.

A noter par ailleurs que la fête internationale du travail a pris ses origines à Chicago, une ville américaine, où des travailleurs ont protesté en 1886, contre toutes les formes d’exactions, de privations et d’exploitations des droits fondamentaux dont ils ont été victimes de la part d’un système capitaliste.