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    Focus : impôts/douane, au delà des engagements, le piège qui guette les agents

    Comme on le sait, le président Alpha Condé, pour traduire en acte son discours de « gouverner autrement » a fait signer à ses ministres des finances et du budget des engagements dans la mobilisation des recettes publiques. Ces contrats de performance sont élargis aux directeurs des des régies financières notamment les directions nationales des impôts et de la douane, acteurs majeurs de la mobilisation des recettes fiscales. Crédit photo : page Facebook Alpha Condé.

    D’ailleurs, depuis plusieurs années, celles-ci se vantent d’avoir dépassé les objectif des recettes fiscales, parfois atteignant jusqu’à 130 à 140%. Ce qui dénote en réalité que les prévisions douanières et fiscales sont, très souvent sous-évaluées. Car, si les prévisions étaient bien estimées, au regard de la magouille qui gangrène le secteur, même en temps normal, il serait très difficile d’atteindre les objectifs réels de 100%. Justement, c’est celle balle que le chef de l’Etat a saisie au rebond pour faire signer un engagement à ses agents qui, à yeux bandés l’ont accepté sans être sûrs de pouvoir l’atteindre objectivement.

    Pourtant, l’année dernière, les recettes fiscales représentaient 13% du produit intérieur brut (PIB), largement en deçà de ceux de la sous-région ouest africaine.

    Voir les prévisions de recettes basées sur loi de rectificative des finance 2020 👇


    Doubler les recettes fiscales telles que préconisent le président, ses ministres et les directeurs des régies signifierait de doubler les chiffres ci-dessus. Aussi, c’est d’accroître le ratio des recettes fiscales à 26% du PIB, ce qui est économiquement intenable dans le contexte actuel de double pandémie liée au coronavirus et à Ebola en Guinée.

    Dans le but d’atteindre une telle cible (ratio de recettes fiscales sur le PIB de 26% pour 2021), il va falloir prendre une panoplie de mesures efficaces qui permettraient de soutenir les efforts du gouvernement et des agents dans le recouvrement des impôts, la quittance et autres redevances douanières. Cela requiert également l’application stricte des règles et des politiques fiscales rigoureuses à tous sans exception.

    Voilà le piège qui les guette.

    Les ministres des finances, du budget et leurs services déconcentrés pourront-ils relever ce défi ?

    En attendant, le rendez-vous est donné au 30 juin 2021 pour l’évaluation à mi-parcours !

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