Forces Vives hier, FNDC aujourd’hui : même combat et même légitimité, selon l’avocat Me Traoré

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De 2006 jusqu’à la mise en place des organes de la transition en 2010, les Forces Vives ont mené toutes leurs activités sur le terrain sans aucune entrave et sans aucune menace.

Ni le Général Lansana Conté, ni le Capitaine Moussa Dadis Camara n’a cherché à diaboliser  ses membres encore moins à les  » traquer »

Les Forces Vives étaient composées, tout comme l’actuel Front National pour la Défense de la Constitution, de tous leaders politiques et acteurs de la société civile représentatifs d’alors. On y retrouvait en particulier, le RPG, l’UFDG, l’UFR, l’UPG, le CNOSCG, la CNTG, l’USTG. Et les Guinéens, dans leur grange majorité, se reconnaissaient en eux.

Elles étaient parvenues à créer de nombreuses difficultés au régime Conté et au CNDD en réussissant à imposer au premier un Premier ministre avec un gouvernement de large consensus et en contribuant à mettre  fin aux ambitions politiques du second.

Personne ne peut donc convaincre les Guinéens aujourd’hui que les membres du FNDC sont des « ennemis de la Guinée».

Le FNDC avait déjà existé sous aucune autre dénomination et avec quasiment la même composition. Autant le combat des Forces Vives était légitime, autant celui du FNDC l’est.

Traquer ou tenter de traquer les membres du FNDC qui ne font qu’exercer des droits qui leur sont constitutionnellement reconnus, est le plus mauvais signal que l’on puisse envoyer aux défenseurs des droits de l’homme et de l’État de droit. C’est peut-être maintenant que prend tout son sens la phrase  » Je prends la Guinée, là où Sékou Touré l’a laissée « .

Par Me Mohamed Traoré, avocat