Forum des présidents de Parlement : un cadre de l’UFR prédit le cauchemar pour Damaro

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L’invitation du président de l’Assemblée Nationale guinéenne, Amadou Damaro Camara, à la conférence des présidents de l’union interparlementaire (UIP), en août prochain ne légitimerait pas l’actuel parlement guinéen. Au contraire. En tout cas c’est que pense l’ex-député Saïkou Yaya Barry qui précise que cette rencontre est un ‘’forum où tous les membres (plus de 170 actuellement) sont invités. Y compris ceux où la démocratie est loin d’être une réalité.

La session inaugurale de l’actuelle Assemblée nationale n’avait pas connue la présence des diplomates en poste à Conakry. Une absence des partenaires au développement considérée comme un cinglant désaveu infligé au pouvoir Condé par la communauté internationale. Une réaction qui n’est rien d’autre que la conséquence logique des conditions dans lesquelles les dernières législatives ont été organisées le 22 mars.

C’est pourquoi le moindre contact avec les partenaires bi et multilatéraux avec l’actuelle parlement se présente comme une légitimation de cette dernière à l’international. En témoigne le battage médiatique fait au tour du passage du l’Ambaseur d’Égypte à l’Assemblé nationale. Avec une correspondance que le président du parlement de son pays a adressée à celui de l’Assemblée guinéenne. Sans oublier l’invitation faite au président de l’Assemblée nationale, à la conférence mondiale des Présidents de parlement.

Une invitation qui sonne pour le Parlement et le pouvoir de Conakry en quête de légitimité comme un véritable trophée. Sauf que pour l’opposant Saïkou Yaya Barry de l’union des forces républicaines (UFR), il y a de l’exagération. Du moins en ce qui concerne cette fameuse invitation de l’union interparlementaire (UIP). Dans un entretien téléphonique accordé à Guineenews, l’ancien député soutient que tous les pays du monde sont invités, sans distinction de régime … « l’union interparlementaire (UIP) invite l’ensemble des 173 pays membres à venir débattre sur des questions de droits de l’homme, sur la gouvernance et sur la démocratie… », declare-t-il. Et d’insister que « …tous les pays membres sont invités, même la Corée du Nord, la Birmanie… »

Par contre et par expérience, relève-t-il, pendant l’événement, il peut y avoir des choses qui ne font pas honneur à certains pays. « Mais ce qui est très dommageable pour ces pays qui ne considèrent pas les valeurs démocratiques, c’est qu’on publie les images qui marquent les agissements de ces gouvernements… Et ça ne fait pas honneur à un pays que tout le monde te regarde en tant qu’exemple de mal gouvernance. » Ce que l’ancien député et actuel directeur exécutif de l’UFR dit pourtant redouter pour le président du parlement actuel.