Forum régional sur les zones extractives : les rideaux tombent sur la session de Conakry

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Au terme des travaux de la troisième édition du forum régional (Guinée, Burkina Faso et Ghana) sur le «renforcement du développement local et du pouvoir économique des femmes et des jeunes en zone extractive», le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le général Bouréma Condé a déclaré que la jeunesse et les femmes sont aujourd’hui des couches vulnérables dans les milieux extractifs.

 Selon le ministre Condé, cette rencontre régionale vient à point nommé par rapport aux préoccupations qui sont celles des gouvernants et des populations. D’après lui,  le chef de l’Etat, Alpha Condé a eu une vision éclairée en mettant en place l’ANAFIC (Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales) qui est alimentée par le Fonds de Développement Local (FODEL).

Interrogé, le Directeur général des relations communautaires et du développement du contenu local au ministère des Mines et de la Géologie a vivement salué la synergie qui est en train de se créer entre la Guinée, le Ghana et le Burkina pour parler des problèmes miniers, d’emplois, de la jeunesse et des femmes.

«Notre pays est entièrement minier, nous avons la chance d’avoir chez nous, la majeure partie des substances minérales qui se rencontrent dans les pays environnants. Nous avons en quantité la bauxite, les 2/3 de resserve mondiale se trouvent en Guinée. Nous avons connu le diamant depuis 1932, nous avons plusieurs centaines de tonnes de fer identifiés et non-exploités. Nous avons 200 millions de tonnes de calcaires identifiées non-exploitées. Alors, collaborer avec les deux autres pays pour discuter de nos problèmes, avoir une stratégie d’ensemble est une très bonne chose qui concourt à l’intégration dont chacun de nous rêve», a-t-il expliqué.

Pour sa part, Chantal Ouédraogo du Burkina Faso a affirmé que durant ces deux jours d’échange, qu’ils ont pu déceler des difficultés liées à l’entreprenariat des femmes et des jeunes dans les zones extractives.

 «Nous avons fait des propositions de solution après avoir fait l’état des lieux. Puisse que nous sommes liés par la force des choses, il y a des similitudes entre nos problèmes. Un moment donné, dans les débats, nous nous sommes mêmes sentis comme si nous étions chez nous. Si nos recommandations sont appliquées par nos différents gouvernements, nous pourrons éviter des conflits en milieu minier. Nous souhaitons que le ministre guinéen des Mines et de la Géologie et son homologue de l’Administration du Territoire et de la Décentration, soient nos porte-paroles auprès des trois gouvernements pour faire des plaidoyers afin  que nos recommandations soient mises en œuvre», a-t-elle dit.