France : comment faire marcher de paire l’écologie et l’économie, deux contraires?

septembre 6, 2018 10:26
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On peut se demander si François de Rugy sait vraiment ce qu’il fait. Quitter le Perchoir où il est assuré d’y rester jusqu’à la fin de son mandat pour un poste ministériel éjectable, fût-il le troisième par ordre d’importance du gouvernement. Mais là n’est pas la question, il s’agit de savoir si François de Rugy est un écologiste convaincu, ou un opportuniste qui sait s’adapter à tout pour escalader les échelons de la politique. (Crédit-photo : Euronews).

Inutile de répéter ce qui est contradictoire autour de lui à propos du Glyphosate et ce qu’il a dit lui-même sur Macron. Le voilà ministre de la Transition Ecologique, un poste qu’aucune personnalité de renommée n’a accepté, on pense à Daniel Cohn-Bendit et à Ségolène Royal.

Nicolas Hulot, le sortant, a pleuré pendant une semaine, parce qu’en quittant le gouvernement, il ne peut plus faire quelque chose pour sauver l’environnement, en restant avec les bras liés par les impératifs économiques du moment, il ne pouvait aussi rien. Dans les deux cas, son mal est infini. Il a raison de pleurer de tout son soûl, mais il comprend et n’en veut pas à Macron, qui, aussi, ne lui garde aucune dent. On ne vit pas sans se dire adieu…

La politique de la France, comme celle de tous les autres qui animent le sommet sur le climat depuis la COOP21 de Paris, est dans la course à des plus-values dans tous les domaines et par tous les moyens, mais comment rattraper la croissance des premiers pollueurs comme la Chine, les USA, l’Allemagne, l’Inde…, sans polluer comme eux ? Cela est matériellement impossible. C’est pour cette raison que Nicolas Hulot a laissé la place à François de Rugy qui promet de sortir la recette miracle de ne pas freiner la croissance dans l’état actuel des choses et de rendre l’environnement plus sain.

Selon les spécialistes de l’Economie mondiale (ou des débiles), qui ont concocté un document fallacieux pour divertir les engagés de la COOP prochaine, document dans lequel ils enseignent que la lutte contre le réchauffement climatique peut être une opportunité de croissance.

Mais la croissance, c’est l’augmentation des infrastructures et la multiplication des activités économiques, ce qui veut dire produire, produire, produire ‘’jusqu’à’’…  l’épuisement de tous les matériaux et matières premières du sol et sous-sol, ce qui signifie obligatoirement augmenter le réchauffement climatique dans les deux sens. Ici, une explication est indispensable :

Tous les matériaux recherchés pour les industries sont des matières qui contribuent à l’écologie du sol. L’écologie du sol régule la végétation qui régule les saisons, les saisons régulent le climat et la température, et tous ces éléments régulent à leur tour la vie des animaux et des bipèdes, qui pensent que rompre ce charme d’interactions entre les matériaux pour la croissance est une bonne chose pour le climat. Une image de destruction de l’environnement dans la production de l’aluminium : pour produire de l’aluminium, il faut décaper la couche de terre arable avec toute son écologie, détruire son environnement, tracer les routes ou chemin de fer, creuser la terre bauxitique, la transporter, faire la cuisson jusqu’à la fusion pour produire de l’alumine et transformer l’alumine en aluminium, transformer l’aluminium en produits finis de consommation. Toutes ces phases ont des opérations qui ont des actions qui nécessitent des dépenses d’énergie et la création d’emploi dans tous les secteurs.

 Mais l’aluminium seul ne développe pas, il faut du ciment, de l’acier, du cuivre… pour construire des bâtiments, des outils, des machines-outils, des engins d’extraction. La production du ciment et du fer comporte les opérations similaires ou identiques à celles de la production de l’aluminium, avec des débauches d’énergie, en plus qu’il faut extraire les matières fossiles pour ces énergies, puisque les énergies renouvelables sont insuffisantes pour toutes les transformations.

Comme on le voit, tous les facteurs cités ci-haut, qui sont loin d’être exhaustifs, sont des facteurs nécessaires et indispensables pour la croissance économique. L’homme transforme les matières utiles à l’équilibre de la nature en choses inutiles pour l’environnement. Quel égoïsme !

Les Guinéens ont constaté avec amertume que les beaux bâtiments de leur capitale n’ont fait qu’augmenter la chaleur et l’extinction de certaines végétations et insectes. Dans les monticules d’ordure d’autrefois, on allait chercher des fruits des plantes rampantes en forme de pompon « pompon tiani » très prisés par les serpents. Nos enfants ne les connaitront peut-être jamais, ces plantes existent-encore ?

 Comment peut-on dire que la lutte contre le réchauffement climatique est une opportunité de croissance ? Nicolas Hulot a démissionné parce que l’écologie et l’économie ne vont pas de paire aujourd’hui sera peut-être possible demain. Il doute, mais François de Rugy qui a mordu à la grappe prétend qu’il y arriverait. Attendons de voir…