Frédéric Loua sur la lutte contre la pêche INN : « La Guinée est souvent citée en élève modèle »

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Comme on le sait, la mal gouvernance au niveau du secteur des pêches avait conduit, il y a quelques années, l’Union Européenne à mettre la Guinée sur la liste noire de ladite institution pour cause de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Selon le ministre guinéen des Pêches, d’importantes décisions ont été prises et ont débouché sur des efforts d’amélioration de la gouvernance du secteur. En matière de vision stratégique et de gouvernance de la pêche, a-t-il indiqué, il a été procédé à l’amélioration de la politique sectorielle consignée dans le Document cadre de politique de la Pêche et de l’Aquaculture (DOCPA) et la mise en cohérence avec les directives adoptées sous l’égide de l’Union Africaine. Toutes choses qui ont conduit la Commission de l’UA à décerner « le Prix de l’excellence 2018 dans le domaine des pêches et de l’aquaculture » au Président de la République, lors de la conférence internationale de haut niveau sur l’économie bleue durable, tenue du 26 au 28 novembre 2018 à Nairobi au Kenya, a souligné Frédéric Loua.

Parlant de l’état des rapports entre l’UE et la Guinée après la levée de la sanction, le ministre des Pêches a fait savoir que « les relations entre [les deux parties] sont au beau fixe, les impressions qui se dégagent sont bonnes, la Guinée est sur la bonne voie ». Pour lui, il s’agit désormais de veiller, avec l’appui des uns et des autres, l’Union Européenne, la France, le Japon et toutes les structures du ministère des Pêches aussi pour que ce qui a commencé continue.

« La Guinée est souvent citée en élève modèle, il faut qu’on se le dise. J’ai participé à une rencontre, on m’a dit le cas guinéen est un modèle à suivre. J’entre dans la salle, j’étais surpris de voir un documentaire de 2 minutes sur le modèle guinéen de la sortie de la pêche INN. C’est une fierté », s’est-il réjoui.

Selon Frédéric Loua, au niveau de la surveillance des mers également, la Guinée, on est en avance. « Au niveau de la recherche, nous venons de produire des bulletins de 2017-2018. Quand vous participez à une rencontre internationale, la première chose qu’on vous demande, c’est est-ce que vous avez des statistiques disponibles de chez vous. C’est pour dire qu’avec l’appui des partenaires, la pêche se porte bien et nous travaillons ensemble », a souligné le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime.