Fria: légère hausse des prix des denrées alimentaires en ce début du Ramadan

mai 21, 2018 1:21
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Les appels du ministre du Commerce et du président du GOHA n’ont pas été suivis par les commerçants du marché central de Fria.

Avant le Ramadan, les citoyens se plaignaient de la hausse des prix de certaines denrées. Ils avaient espéré voir ces prix  baissés pendant cette période. Mais tel n’est pas le cas en ces premiers jours du mois Saint.

Le prix d’un sac de riz importé qui se négociait entre 225 et 265.000 fg, varie actuellement entre 230 et 270.000 fg. Cette différence de prix est due à la qualité des marchandises, explique vendeur: «nous avons beaucoup de qualités de riz importé, il y a des sacs de 230.000, de 250.000 et de 270.000 fg. Les sacs de 270.000 fg contiennent le riz qu’on appelle Bangladesh, ceux de 250.000 sentent plus bon et  ont un goût meilleur à celui de 230.000 fg », explique Abdoulaye Bah.

Une augmentation qui n’est pas du goût des consommateurs qui dénoncent la mauvaise foi des vendeurs : «chaque année, c’est comme ça. Ils augmentent les prix pendant le mois de Ramadan, juste pour nous faire souffrir», dénonce N’Namarie Sylla.

Le sac d’oignon connait, lui aussi, une légère hausse puisqu’il se négocie aujourd’hui à 130.000 fg au lieu de 120.000 comme par le passé, de même que la pomme de terre qui s’achète à 10.000 fg le kg.

Seulement les prix de sac de sucre et le bidon d’huile sont restés constants. 350.000 francs pour le sac de sucre et 220.000 pour le bidon d’huile d’arachide.

Quant aux produits locaux tels que les légumes, les prix ont flambé en l’espace de quelques jours sur les marchés. Ces légumes très prisés pour la cuisson du « lafidi » et du « To » ne sont pas à la portée de tout le monde.

Une aubergine coûte entre 1000 et 3000 fg, selon la taille et le gombo entre 500 et 1500 fg. «Si les vendeurs de riz et du sucre augmentent les prix, on peut comprendre. Ce sont des denrées importées. Mais le piment, l’aubergine, le gombo et la tomate fraiche sont cultivés derrière nos maisons, dans nos jardins potagers ! Comme il n y a pas de loi en Guinée, les commerçants augmentent les prix pendant le Ramadan, c’est regrettable !», fustige Adama Barry.