Fria : Les femmes déboussolées par la hausse vertigineuse des prix des denrées

juillet 15, 2018 11:04
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Depuis l’augmentation du prix du carburant à  10.000fg à  la pompe, rien ne semble plus aller à la normale à Fria où les  légumes sont devenus inabordables. Pour Mariétou Bangoura, vendeuse, pointe du doigt le prix élevé  du transport.

« Ce n’est pas avec plaisir que nous augmentons les prix qui suivent intimement le coût des transports qui ont aussi augmenté. Je quitte à Garanye, situé à cinq kilomètres  du marché, je payais 16.000fg pour l’aller-retour. Mais depuis la hausse du carburant, je paie 30.000fg maintenant. Il me faut d’abord avoir le prix du transport dans ma vente ensuite un bénéfice pour faire face aux charges de la maison. Donc, ce n’est pas de notre faute. Le gouvernement doit avoir pitié de nous, les pauvres. Parce que c’est nous qui souffrons. On a besoin aussi de nous habiller et de nous occuper des enfants », a-t-elle déclaré.

Loua Marguerite, toute trempée n’est pas passée avec le dos de la cuillère. Car pour elle, le gouvernement  reste le seul responsable de la situation qui prévaut dans le pays.

 » Je suis déçue de ce gouvernement qui ne pense jamais à sa population. Hier, c’était avec les enseignants, aujourd’hui c’est avec tout le monde. Cette augmentation du prix du carburant n’arrange personne. On ne peut rien acheter actuellement au marché avec 25.000fg, il faut venir avec au moins 40.000fg pour être sûre d’avoir de quoi cuisiner pour la famille seulement pour un seul  repas. C’est vraiment dur pour nous surtout pour nos maris qui se plaignent eux aussi à  l’usine. Ils sont mal payés et leurs maigres salaires retardent. Toute cette situation que nous vivons est la faute du gouvernement », a-t-elle accusé.

Pour avoir un tas de 3 tomates, 3 piments, 3 gombos, il faut débourser 5000fg au lieu de 2000 auparavant. Quant au petit poisson fumé, il se négocie à 15.000fg.

En attendant que le gouvernement ne réagisse à ces cris de du cœur, c’est la pauvre population qui paie les pots cassés et n’ont que leurs yeux pour pleurer.