Fria : les services de sécurité empêchent la réunion des travailleurs de Rusal

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Depuis la relance des activités de Rusal en 2018, les travailleurs de cette société tirent le diable par la queue. Les cadres comme les ouvriers travaillent dans des conditions très déplorables. Ils sont mal rémunérés et personne n’ose lever le petit doigt au risque de se faire licencier.
Ce mauvais traitement dont subissent ces travailleurs  de la part de Rusal à travers une entreprise dénommée SEINTA (Société d’Embauche et d’Intérim des Travailleurs africains) commence à avoir ces limites. Un groupe de ces travailleurs décidés de prendre leur destin en main, a, à travers une traque, demandé aux travailleurs soucieux de leur avenir de se retrouver ce vendredi 22 janvier 2021 au stade Konko Sylla pour trouver une démarche à suivre pour améliorer leurs conditions de vie et de travail.
Ainsi, une rencontre était prévue cet après-midi dans la cité d’alumine. Elle a malheureusement été empêchée par les services de sécurité mais sans aucune brutalité, a constaté notre rédaction.
Un manifestant sous le sceau de l’anonymat est revenu sur les raisons  de leur regroupement : « Ce.n’est pas anormal qu’on puisse nous dire de ne pas tenir notre réunion ici au terrain Konko Sylla en arguant que c’est un lieu public. Les autorités préfectorales qui devraient nous soutenir envoient la police et la gendarmerie nous demander de quitter les lieux. Nous sommes comme  des esclaves dans cette usine, nous sommes mal payés, pas de syndicat pour nous défendre. C’est incroyable ce que nous font les Russes et sous les yeux de l’Etat. Pire encore si tu tombes malade, on te prélève de ta paie le nombre  de jours que tu as passé à l’hôpital.  Tu décèdes ton assistance est bloquée. On n’en peut plus et on va prendre notre destin en main, on en a marre ».
Les travailleurs venus manifester se sont dispersés dans l’intention de se retrouver la semaine prochaine cette fois ci dans un autre lieu loin  des yeux des services de sécurité.
Du côté de la société, les sources contactées par notre rédaction n’ont pas daigné nous répondre.
Nous y reviendrons

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