G20 : travail en commun, bénéfice mutuel et gagnant-gagnant, le seul choix correct

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Canadian Prime Minister Justin Trudeau, U.S. President Donald Trump and other leaders pose for a group photo at the G20 Summit in Osaka, Japan, on Friday, June 28, 2019. (Adrian Wyld/The Canadian Press via AP)

Ren Huanyu, People’s Daily, partenaire de guineenews.org

A l’invitation du Premier ministre japonais Shinzo Abe, le président Xi Jinping participera au 14e Sommet des dirigeants du Groupe des vingt (G20) à Osaka, au Japon, du 27 au 29 juin. C’est la septième fois consécutive que le président Xi Jinping assiste ou préside au Sommet des dirigeants du G20, ce qui témoigne de la haute estime de la Chine pour le mécanisme du G20 et de sa détermination de maintenir le multilatéralisme, à construire une économie mondiale ouverte et à améliorer la gouvernance économique mondiale.

Le G-20 est un produit important et une incarnation de la coopération multilatérale, une plate-forme majeure pour un dialogue et une consultation équitables entre les pays développés, les marchés émergents et les pays en développement, et un progrès significatif dans le processus de gouvernance économique mondiale. Il y a onze ans, au moment critique de la crise financière internationale, le G-20 a été chargé de travailler ensemble dans un esprit de partenariat et de redonner à l’économie mondiale, qui glisse vers une falaise abrupte, une situation stable et voie de récupération. Lors du Sommet de Buenos Aires de l’année dernière, le Président Xi Jinping a résumé l’évolution du G20 en soulignant que le multilatéralisme, des consultations sur un pied d’égalité et une coopération gagnant-gagnant sont les moyens de surmonter les crises majeures. Il a ajouté que quelles que soient les difficultés qu’ils rencontrent, les membres du G20 devraient s’unir pour surmonter les difficultés et adhérer au principe de construction d’une vie commune et partagée. Il faut aussi, a-t-il dit, renforcer la coordination et la coopération dans les politiques macroéconomiques et défendre le système multilatéral d’une manière claire et indiscutable.

La nouvelle ère exige un leadership plus fort. À l’heure actuelle, la mondialisation économique connaît des revers, le système du multilatéralisme est affecté, la volonté de coordination des grandes économies est insuffisante et la dynamique de la coopération internationale s’est affaiblie. Le G20 est confronté à de nouveaux défis et assume aussi la responsabilité historique de promouvoir conjointement un développement fort, durable, équilibré et inclusif de l’économie mondiale. Le Directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, Roberto Azevêdo, a déclaré récemment qu’il était impatient de prendre des mesures concrètes pour atténuer les conflits commerciaux actuels lors du prochain Sommet du G20 à Osaka, qui aura lieu à la fin du mois. La Présidente du FMI, Christine Lagarde, a également récemment souligné de son côté que la principale priorité des leaders du G20 était de réduire les tensions commerciales actuelles et d’accélérer la modernisation du système commercial international, notamment en parvenant à un consensus sur la manière de renforcer les règles de l’OMC et d’établir un cadre stratégique pour un système commercial moderne plus ouvert, stable et transparent. Lors du Sommet d’Osaka, le monde s’attend à ce que le G20 fasse preuve de courage, de vision stratégique et favorise le développement sain de l’économie mondiale.

L’époque exige une action plus forte. Au Sommet des dirigeants du Groupe des Vingt à Hangzhou, la croissance inclusive a été pour la première fois associée à des objectifs de croissance forts, durables et équilibrés, reflétant le nouveau consensus de la communauté internationale sur la croissance économique. L’objectif commun du Groupe des Vingt est d’adhérer à l’approche centrée sur l’être humain et d’appuyer le développement véritable et équitable de l’économie mondiale. La réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales du G-20 de ce mois-ci a approuvé les principes du G-20 sur les investissements dans les infrastructures de haute qualité, soulignant le rôle positif des investissements dans les infrastructures de haute qualité dans la promotion du développement durable, et démontrant une fois encore les efforts du G20 pour parvenir à une croissance inclusive par le biais des liens économiques. Cette orientation coïncide avec l’accent mis par la Chine sur la « réalisation de normes élevées favorisant les moyens de subsistance de la population et la réalisation d’objectifs durables » lors du 2e Sommet sur la coopération internationale « la Ceinture et la Route ».

« Que l’avenir soit ensoleillé ou pluvieux, la coopération et les bénéfices mutuels sont les seuls choix possibles ». La plate-forme du G20 a montré que les dirigeants chinois avaient compris l’orientation de l’économie mondiale avec une vision profonde et une sagesse exceptionnelle, fournissant des idées à la recherche de la communauté internationale pour une gouvernance plus efficace.