Gare « Conserverie » de Mamou : le bureau USTG aile Abdoulaye Camara déloge celui de Sow et s’y installe

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Comme nous vous l’annoncions dans une de nos précédentes dépêches, les bureaux de l’USTG version Abdoulaye Sow, ont été délogés de force de la gare routière qu’ils occupaient depuis des années pour installer le nouveau bureau de l’USTG, version Abdoulaye Camara.

Ce jeudi 12 septembre à la gare routière de la Conserverie de Mamou, tout allait bien dans la matinée comme d’habitude. Malgré la présence d’un important dispositif des forces de l’ordre (police et gendarmerie), les chauffeurs embarquaient calmement les passagers à destination de Labé, Dabola, Kankan…

Dès 10 heures, la tension est montée d’un cran lorsque les membres de l’USTG version Abdoulaye Camara, en compagnie d’une mission venue de Conakry sont apparus sur les lieux. Des jets de pierres puis les forces de l’ordre présentes sur les lieux ont chargé les membres de l’USTG version Abdoulaye Sow du gaz lacrymogènes, les obligeant à libérer le local qui sert de bureau. L’un des officiers de police a donné l’ordre aux membres de l’USTG version Abdoulaye Camara de défoncer les portes. Une entrée qui a été accompagnée par des cris de « camarades salut ! Camarades salut ! Ensemble nous vaincrons ! « 

Dans la foulée, suite aux indications, certains éléments de l’USTG version Abdoulaye Sow ont été interpellés.

Boubacar Keita « Kibongué » installé dans ses fonctions pour un mandat de quatre ans s’est montré plutôt apaisant : « un homme patient est toujours le meilleur. On a fait preuve de sagesse. Nous interdisons à tous de manifester. L’heure est arrivée pour mettre en application la convention de Donkiwal, signée en 2007 pour unir tous les syndicats des transporteurs de Mamou ».

Quant au secrétaire général, chargé de l’administration Mamadou Diaré, représentant le préfet a justifié sa présence sur les lieux : « nous autorités sommes-là pour être témoin oculaire des faits. Tous ceux qui ont semé des troubles ici seront poursuivis par la loi. Faites votre travail, car la sécurité est là. Nous sommes là pour la paix.’’