Gouvernance : Fodé Bangoura répond à Kassory Fofana

août 29, 2018 8:39
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A l’occasion de son séjour en Haute Guinée, le Premier ministre a vanté les mérites du régime de la troisième République sous le magistère du président Alpha Condé. Ibrahima Kassory Fofana a estimé qu’en moins de dix ans, sur le plan de développement, la Guinée a connu des avancées notoires comparativement aux régimes précédents.

Devant une foule de militants et sympathisants acquise à sa cause ou du moins à la cause du RPG, il a décoché des flèches à l’endroit des anciens dignitaires qui, selon lui, n’ont rien fait pendant qu’ils étaient aux commandes.  Dans un entretien accordé à Guineenews ce 29 août, le président du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP), Elhadj Fodé Bangoura et ancien Coordinateur des Actions gouvernementales sous Conté, a répondu, à sa manière, aux allégations du locataire du palais de la Colombe. Extrait…

« … Quand il (Kassory Fofana, NDLR) dit ce qui a été fait en 8 ans, n’a jamais été fait par ses prédécesseurs, moi je dis qu’il a raison. Pourquoi ? Les Guinéens n’ont jamais été opposés les uns aux autres comme maintenant. Les prédécesseurs n’ont pas fait cela pour la paix. Nous avons une crise au niveau du port qui est un patrimoine.  Le document (la concession du port conventionnel, ndlr) n’est pas passé à l’Assemblée nationale, le Conseil d’Administration du port n’a pas été consulté. Le ministre de l’Economie et des Finances, personne n’en sait quelque chose. Les prédécesseurs n’ont jamais fait cela. A Boké, personne ne sait le nombre de tonnages qui sort. C’est de façon opaque. Les prédécesseurs n’ont pas fait cela.

Moi, j’avais entendu le général Lansana Conté dire si [les mines ne servent pas à la Guinée, puisque ça ne dérange pas, c’est sous le sol, d’autres viendront les exploiter. Il le disait pour les monts Nimba. Ils n’ont qu’à diviser les Guinéens. S’ils sont divisés aujourd’hui, il a raison, les autres n’ont pas fait cela. Aujourd’hui, on gère de façon opaque la Guinée. Les autres n’ont pas fait cela. (…) Aujourd’hui, il y a des  camarades de promotion qui ont peur à cause de la politique, de s’exprimer. Ce sont eux qui ont fait cela. Les prédécesseurs ont préservé l’unité nationale. Ils ont sauvegardé ce qu’ils ont pu sauvegarder. »