Goyo Zoumanigui de l’UFR : « On n’acceptera pas un référendum qui veut nous soumettre à une dictature »

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UFR, AG

A une semaine du double scrutin du 1er mars prochain, le ton monte au niveau des états-majors des partis politiques. Si le Président de la République invite les militants du RPG à s’occuper de tous ceux qui tenteront d’empêcher le vote, au niveau de l’opposition, l’invite est faite aux militants de se mobiliser pour empêche le vote.

S’exprimant sur cette question, les responsables de l’Union des Forces Républicaines (UFR) se montrent plus que déterminés à poursuivre la défense de la constitution actuelle dans le cadre de « la résistance active », du Front national de défense de la constitution (FNDC).

Après une minute de silence observée à la mémoire du jeune élève tué par balle, lors des dernières journées de « résistance active et permanente » du FNDC,  à Wanidara, le Secrétaire général de l’UFR a demandé la poursuite du combat pour empêcher le référendum du 1er mars prochain. Pour lui, la mort de cette 39ème victime enregistrée depuis le 14 octobre 2019, ne doit pas restée vaine.

« Nous sommes à la dernière semaine pour le 1er  mars 2020. Nous devons redoubler notre résistance à cette volonté exprimée de changer notre constitution. Donc, nous ne devons pas baisser les bras. On va empêcher le vote. Et le jour du vote, les moyens sont déjà là, on va les appliquer. Continuons, n’ayons pas peur. Nous sommes dans notre pays. Un référendum qui veut nous soumettre à une dictature, on n’acceptera pas. Et c’est le non qui va l’emporter le 1er mars. Soyez-en rassurés. Si en 1958, nous avons dit non à De Gaule, en 2020, nous allons dire non à Alpha Condé », a lancé Bakary Goyo Zoumanigui, Secrétaire général de l’UFR, à l’occasion de l’assemblée générale du parti qu’il a présidée, ce samedi 22 février à Conakry.

Pour sa part, le Vice-président Ibrahima Bangoura a exprimé son indignation quant à la détérioration de la situation sociopolitique en Guinée. Il invite à une forte mobilisation des militants de l’UFR pour s’opposer au scrutin du 1er mars.

 « Le pouvoir pense qu’il maîtrise tout, alors que les sondages ont prouvé que 82% de la population guinéenne est contre le 3ème  mandat. On ne veut pas du 3ème mandat. C’est pourquoi nous devons rassurer ceux qui ne le sont pas encore, que le 3ème mandat n’aura pas lieu dans notre pays. Nous allons tout faire pour empêcher les élections législatives et le référendum qui sont projetés pour le 1er  mars. Il faut être prêt dans les quartiers, les gens doivent être prêts dans nos villages. Le 1er  mars, il n’y aura pas de vote en Guinée. Nous avons dit qu’on ne boycotte pas, on empêche le vote, il n’y aura pas de vote en Guinée,  personne ne votera en Guinée le 1er mars. C’est cela notre objectif », a-t-il insisté.

Quant à Badra Koné, responsable de la jeunesse de l’UFR, il dit qu’à partir du lundi, « la désobéissance sera totale ». Il promet d’être le premier à prendre sa valise pour occuper la rue, s’il était question que les Guinéens occupent les rues pour empêcher le scrutin du 1er mars.