Grève à la radio Bonheur FM : face à l’échec des négociations, le collectif des grévistes saisit la justice

août 16, 2018 9:20
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Le collectif des journalistes grévistes de la radio Bonheur FM a annoncé ce jeudi 16 août à la presse avoir  transféré le dossier devant les tribunaux après l’échec des négociations entamées il y a 4 mois. Ils accusent le directeur général de la Radio d’avoir été sourd à leur appel aux négociations.

Selon le porte-parole du collectif, Mamadou Samba Sow, « le Directeur général de la radio Bonheur FM, Oustaz Hafiziou Sow, a défié toutes les autorités notamment l’URTELGUI, la Haute Autorité de la Communication (HAC), le Syndicat de la Presse Privée, l’Inspection Générale du Travail qui lui a d’ailleurs adressé 3 convocations qu’il n’a pas daignées répondre.  Et face à l’échec de toutes ces démarches mais aussi de la médiation entamée par les leaders religieux, les prêcheurs qui viennent à la radio, nous nous sommes vus dans l’obligation de saisir au niveau du Tribunal du Travail.»

Le Secrétaire général du syndicat des journalistes de Guinée était présent aux côtés du collectif des grévistes. Selon ce dernier, c’est inacceptable de faire travailler quelqu’un et lui priver de son salaire pendant 4 mois.

 « Ce qui est pire, c’est que des sages bien écoutés, l’URTELGUI, le syndicat, l’inspection générale du travail, ont tous tenté une médiation sans succès. »

Parlant des problèmes que rencontrent les journalistes au sein des différentes rédactions, Le Secrétaire général du syndicat des journalistes de Guinée a imputé la responsabilité aux journalistes qui, dit-il, acceptent de travailler une dizaine d’années au sein d’un média sans contrat de travail et sans une assurance sociale.

Par ailleurs, dans le souci de recouper l’information, nous avons tenté de joindre en vain le directeur de la radio Bonheur FM. Il serait, apprend-on, en déplacement en dehors du pays.

Pour rappel, ces journalistes grévistes sont allés en grève depuis le 16 avril dernier pour réclamer des meilleures conditions de vie et de travail. Mais certains journalistes parmi eux ont renoncé au mouvement et ont repris le travail.