Grève contre la hausse du prix du carburant : le mot d’ordre suivi à Kindia

juillet 4, 2018 3:22
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Le mot d’ordre de grève lancé par les deux centrales syndicales CNTG-USTG a été suivi ce mercredi 4juillet à Kindia. Le constat  est amer au niveau du secteur des transports. Dans cette ville,  les véhicules de transport en commun sont  restés immobilisés à la gare routière, a-t-on constaté sur place.

Cette situation a donné du fil à retordre aux passagers qui voulaient effectuer des voyages. A la gare routière, ce mercredi matin, l’on pouvait voir des véhicules de transport en commun garés et les chauffeurs tranquillement arrêtés à côte.  Mais aucun d’eux ne rassure les passagers pour le déplacement. Ils ont tous respecté le mot d’ordre de grève. Les chauffeurs disent restés sur leur position jusqu’à satisfaction des revendications,

 Interrogée sur la situation, Rouguiatou Cissé, une dame venue très tôt à la gare pour embarquer ses enfants pour Conakry a été confrontée à cette dure réalité. «J’étais ici très tôt pour faire voyager mes enfants pour les vacances, mais j’ai trouvé que les chauffeurs sont en grève. Ils nous disent qu’il n’y a pas de transport et qu’ils observent la grève pendant trois jours. Cela nous inquiète énormément », a-t-elle martelé.

Ansoumane Camara, un fonctionnaire de l’Etat, s’est lui aussi heurté à la situation alors qu’il voulait effectuer un voyage sur Conakry. A la gare, on lui apprend que les véhicules ne bougent pas pour raison de grève: « les véhicules sont là mais les chauffeurs disent qu’ils ne bougent pas sauf après la négociation entre les syndicats et le gouvernement. Donc, il faudrait qu’un accord soit trouvé très rapidement.»

A en croire ce passager, cette hausse du prix du carburant va avoir ders conséquences sur la vie du Guinéen, surtout quand on sait que tout est lié à ce produit.

De son côté, la structure syndicale des transporteurs de Kindia  évoque le non-respect de la convention signée entre les deux centrales syndicales CNTG -USTG et l’Etat, d’où le déclenchement de cette grève pour exiger au gouvernement la baisse du prix du carburant.

«Cela va avoir des répercussions sur tous les aspects de la vie des guinéens surtout économiquement. Il faut que l’Etat essaie de revoir encore sa copie afin de soulager les citoyens », explique Abdoulaye Pablo Camara, premier secrétaire à la négociation et conflit du syndicat des transporteurs de la Préfecture de Kindia.

En attendant que les lignes ne bougent du côté du gouvernement, dans la ville, cette grève impacte sur le secteur des transports, mais dans les jours  à venir  les autres secteurs vont  aussi s’inviter dans la danse.