Grève des enseignants : le SLECG projette deux mouvements de protestation ce lundi à Kaloum

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Ce samedi 24 novembre, le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée), à la faveur de son assemblée générale extraordinaire, a projeté deux mouvements de protestation à Kaloum, le lundi 26 novembre. D’abord, les enseignants ont décidé de tenir un sit-in devant leur département de tutelle à Kaloum puis aller soutenir leurs camarades qui doivent comparaître devant le parquet de la même localité.

S’exprimant sur le tollé qui a marqué cette assemblée générale, Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, a fait savoir qu’il s’agissait d’une simple contradiction qui, dit-il,  n’est pas inhérente à la vie humaine.

Pour Aboubacar Soumah,  s’il n’est pas d’accord sur un sujet avec son adjoint Oumar Tounkara, cela ne veut nullement dire qu’ils sont opposés. «Si nous ne sommes pas d’accord sur un avis, cela ne veut pas dire que nous sommes opposés comme le racontent certains que le SLECG est au bord de l’implosion. C’était un débat, la majorité a opté pour le sit-in puis la manifestation devant le Tribunal de Kaloum. Si Oumar Tounkara dit qu’il n’est pas d’avis pour le sit-in, c’est son droit mais, cela ne veut pas dire que nous sommes opposés», a-t-il expliqué.

Selon le premier secrétaire général adjoint de l’USTG (Union Syndicale des Travailleurs de Guinée), la tribune syndicale est l’une des plus démocratiques parmi toutes les institutions.

«Si M. Tounkara donne un avis contraire, cela ne veut pas dire que nous sommes opposés ou qu’il y a implosion au SLECG. Il n’y a pas eu de discussions, ni encore d’altercation encore moins polémique entre nous. Comme la décision finale me revient, j’ai décidé de suivre la majorité des enseignants qui a souhaité que nous tenions un sit-in devant le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation puis aller suivre le procès de nos amis au Tribunal de Kaloum», a-t-il dit au bout du fil.