Grève du 3 octobre : le SLECG maintient son mot d’ordre en dépit des « avancées » enregistrées dans les négociations

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Au sortir des négociations ce vendredi 28 septembre, le président de la commission syndicale et par ailleurs, Vice-président du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants-Chercheurs de Guinée),  Oumar Tounkara déclaré que la rencontre a été laborieuse et prometteuse, a-t-on constaté au siège du ministère de la Fonction Publique de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration

Au titre des préalables, Oumar Tounkara a annoncé que tous les préalables ont été évacués. «Nous attendons dans les jours prochains les actes qui sanctionneront la satisfaction de ces préalables», a-t-il précisé.

Parlant toujours des préalables, le syndicaliste  a affirmé qu’il s’agit entre autres, de la non-ingérence de l’administration publique dans les affaires syndicales, le paiement des 40% aux enseignants admis à faire valoir leur droit à la retraite en décembre 2017, l’engagement à la fonction publique des 10 homologues de l’Université de Kindia , le reclassement et la prise en charge financière des enseignants qui ont fait le concours d’intégration à la hiérarchie A et le deuxième certificat, la poursuite contre les personnes qui ont vandalisé le siège du SLECG, la bancarisation et le virement du salaire des nouveaux fonctionnaires.

«Ces préalables sont en voie d’être satisfaits. Mais comme la parole s’envole et l’écrit  demeure, je crois que la semaine prochaine, nous aurons les actes qui vont sanctionner ces préalables», a-t-il indiqué.

S’exprimant sur le point nodal relatif aux huit millions de francs guinéens comme salaire de base des enseignants, Oumar Tounkara a laissé entendre qu’un protocole d’accord a été signé le 13 mars 2018 fixant l’ouverture d’un couloir de négociations entre le syndicat et le gouvernement  du 02 au 25 mai 2018. «Nous sommes des messagers, nous allons retourner  pour faire un compte-rendu exhaustif aux enseignants pour la conduite à suivre», a-t-il dit.

Revenant sur la grève annoncée à partir du 3 octobre, jour de la rentrée scolaire fixé par les autorités éducatives, Oumar Tounkara a insisté que si les 8 millions ne sont pas obtenus et que si aucune proposition ne leur est faite dans ce sens d’ici le 02 octobre 2018 à minuit, la grève sera engagée.

 Pour terminer, il a invité tous les tous les enseignants des cinq communes de Conakry, les représentants du bureau régional de l’Enseignement supérieurs, ceux des institutions d’Enseignement Technique et Professionnel ainsi que les enseignants des préfectures environnantes à une rencontre au siège du SLECG le samedi 29 septembre pour un compte rendu général. Et à partir duquel la conduite à tenir et la réponse aux questions posées ainsi que des requêtes seront examinées.