Grève et ville morte: l’état des lieux à Kagbélén et alentours

juillet 4, 2018 2:54
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La circulation est quasi inexistante dans la zone de Kagbelen. On nous signale qu’il en serait de même plus loin, jusqu’à Hamdallaye et aussi vers Dubréka et Coyah.

Quelques rares véhicules sont visibles en certains endroits. Et encore, rien que des privés !

Pas un seul taxi ou assimilé servant au transport en commun, pas un seul taxi  moto  n’est admis à circuler. Ce qui oblige les citoyens dans le besoin, à effectuer leurs courses à pied.

Pour en arriver là, la situation a évolué. Le matin, la circulation était tangible avec l’animation et les bruits qui la caractérisent à chaque aurore naissante. Tout  portait à croire qu’il en serait ainsi et qu’un jour nouveau, tout à fait ordinaire, s’ouvrait pour tous. Hélas, ce n’était qu’illusion ou vœu pieux.

 Aux environs de 10 heures, cet état idyllique a brutalement disparu, cédant la place au tumulte et à l’interruption brutale et totale de la circulation.

On n’en finit pas d’entendre des hé hé hé!!! émis à gorge déployée par des jeunes qui font la police pour rappeler à l’ordre  les usagers qui ne roulent pas comme il faut, à leur entendement, ou pour carrément immobiliser des conducteurs de moto taxis qui se hasardent à pratiquer leur activité.

Au moment où nous écrivons ces lignes, aucune violence n’est signalée. Pas de forces de l’ordre en vue.

Non plus, il n’y a pas âme qui vive sur cette route,  réputée pour sa saturation habituelle, son agitation bruyante et désordonnée, ses embouteillages monstrueux et ses concerts de klaxons bruyants, stridents et impérieux.