Grève générale: c’est déjà le scepticisme chez certains citoyens à Mamou sur l’issue du mot d’ordre

juillet 24, 2018 6:21
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La grève générale illimitée déclenchée à l’appel de l’intersyndicale CNTG-USTG suite à l’augmentation du prix du litre du carburant à la pompe, semble être ignorée par certains citoyens de la Ville-carrefour de Mamou.

Si la quasi totalité des commerçants a accepté de fermer d’autres, par contre, restent dans le dilemme. Quant aux banquiers, opérateurs de téléphonie et ceux de l’administration, les stations d’essence, malgré les multiples appels des syndicalistes locaux, ces derniers ne n’observent pas le mot d’ordre. Certains transporteurs embarquent la nuit ou très tôt à l’aube pour les marchés hebdomadaires.

La rédaction locale de Guinéenews a interrogé certains pour comprendre leurs motivations.

Elhadj Mamadou est vendeur de pièces détachées, ne croit plus à la réussite de la grève. « Chaque matin, avant d’ouvrir ma boutique, je fais un tour de la ville pour observer la situation, quand je constate qu’il y’a certains qui ont ouvert, moi aussi j’ouvre. Cette grève ne va pas aboutir », pressage-t-il.

Quant à ce fonctionnaire qui a requis l’anonymat, il estime que cette grève ne réussira que lorsque la population se montre déterminée à aller jusqu’au bout.

 Mais tant que c’est une partie de la population qui observe le mot d’ordre de grève et que l’autre reste indifférente, le gouvernement ne va jamais prendre ce mouvement de contestations au sérieux, a déclaré ce fonctionnaire.

Hier lundi, un groupe de conducteurs de taxi-moto a exigé à ce que leur syndicat les laisse travailler. « Nous avons des enfants à la maison, si on ne travaille pas, où allons-nous trouver de quoi nourrir nos enfants », s’interroge un conducteur de taxi-moto.

Dans la ville, le bureau du syndicat a mis des surveillants dans les rues pour traquer les conducteurs récalcitrants et qui font payer aux citoyens des tarifs fantaisistes de 5000 à 10000GNF pour les déplacements dans la ville.

Le jeudi 26 juillet, les Forces sociales de Mamou entendent descendre dans les rues, une seconde fois, pour manifester leur désaccord sur l’augmentation du prix du carburant à la pompe.