Grève: les enseignants boycottent toujours les cours

octobre 8, 2018 5:49
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La grève du SLECG paralyse la rentrée scolaire 2018-2019…. Pour preuve, dans tous les établissements primaires et secondaires publics de la Préfecture qu’on a sillonnés depuis mercredi, il a été constaté l’absence des encadreurs et des élèves. De l’école primaire Koya Amara Camara qui abrite la Direction Préfectorale de L’Éducations , passant  par le collège Almamy Samory Touré jusqu’au lycée Sékouba Sacko, le constat est le même.
Pour en savoir plus, nous avons interrogé Zakaria Kaba, secrétaire préfectoral du SLECG : « pour le moment, nous suivons le Général Aboubacar Soumah. Puisque la rencontre qui devrait se tenir avec  le Premier ministre n’a pas eu lieu. C’est pourquoi nous avons boycotté  la rentrée.  Le D. P. E,  Bassir Diallo m’a rencontré en même temps, il a rencontré d’autres personnes pour nous dire d’aller en classe. Comme quoi, pour tout problème Conakry reste Conakry. Mais de tout faire pour que les cours reprennent à Kérouané pour ne pas que les enfants chôment. Je lui ai fait comprendre que  s’il peut résoudre le problème à Conakry, dans ce cas, il n’y a pas de soucis. D’ailleurs lui il représente le gouvernement et moi je représente Soumah. Donc nous restons derrière le Général Aboubacar Soumah.»                                               Cette situation inquiète les parents d’élèves.
C’est le cas de Mariame Condé, une veuve, qui se  dit confuse vis-à-vis de la rentrée scolaire de cette année : « j’ai 6 enfants scolarisés dont 2 filles. Si l’année débute par une grève, cela nous inquiète beaucoup. Parce que ça pourra compromettre l’avenir de nos enfants. »
Souleymane Condé,  instituteur à la retraite  de poursuivre « je demande au gouvernement et aux enseignants grévistes à s’asseoir enfin de trouver une solution pour que les enfants reprennent le chemin de l’école dans un bref délai, car nos enfants sont nos futurs. »
Pour terminer le secrétaire préfectoral du SLECG persiste sur la décision du Gl Aboubacar Soumah « nous restons et demeurons derrière le Général Soumah tant que nos doléances ne seront pas satisfait. »