Grogne des opérateurs de saisie à Faranah : le superviseur préfectoral interpellé

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Le lendemain de la fin des opérations d’enrôlement des électeurs a été émaillé d’incidents à Faranah où des opérateurs de saisie manifestent contre l’incurie de leurs superviseurs qu’ils accusent de les avoir grugés. Face à cette grogne, les autorités préfectorales auraient ordonné l’interpellation du coordonnateur préfectoral des opérateurs de saisie, a-t-on appris sur place.

Sur l’origine de cette protestation on apprend que l’administration préfectorale aurait offert une somme de 100 000 fg, comme prime d’encouragement aux opérateurs de saisie, par agent. Mais que ce sont ceux de la commune urbaine qui auraient perçu en première position ce montant. Privant ainsi les opérateurs affectés dans les communes rurales.

De retour des zones rurales, après leur mission, on leur a mis la puce à l’oreille en disant que leurs camarades du centre-ville de Faranah auraient bénéficié d’une prime d’encouragement de 100 000 fg offerte par les autorités.

Leur sang ne fit qu’un tour. Les agents contestataires rappellent d’ailleurs  qu’il était prévu 3 litres d’essence par jour et par opérateur, pour charger les kits d’enrôlement. Ce qui représente la somme de 30 000 fg par jour et par opérateur. Ce, pendant 25 jours, soit un total de 750 000 fg.

Mais au lieu de payer ces 30 000 fg par jour, les superviseurs auraient préféré remettre aux opérateurs 20 000 fg par jour. Mais ces 20 000 fg aussi n’ont pas été payés en totalité, déplorent-ils.

Ce qui veut dire que tous les 25 jours n’ont pas été payés. Certains opérateurs n’auraient reçu que des primes pour 10, 14 voire 16 jours.

Par contre, d’autres ont reçu au maximum des primes pour 20 jours.

C’est pourquoi, ce mardi matin aux environs de 8 heures GMT, les agents recenseurs se sont donné rendez-vous au bureau de la CEPI, pour réclamer d’abord les 100 000 fg de prime d’encouragement qui auraient été confisqués par les  superviseurs, selon eux.

Ils ont ensuite  réclamé le paiement du reste du prix de carburant, mais cette fois à hauteur de 30 000 fg par jour et par opérateur, soit un total 750 000 fg.

Sur le champ, ils ont dressé la liste de tous les opérateurs et l’état du montant reçu par opérateur.

Une copie a été déposée à la CEPI, au préfet et à la mairie etc.

En déposant la copie au préfet, celui-ci a invité les opérateurs à la retenue et leur a dit de rentrer à la maison, avant de convoquer le coordonnateur préfectoral des opérateurs, pour s’enquérir de la  situation.

Selon nos informations, le coordonnateur aurait été mis aux arrêts.