Guèasso/Lola: le BL parle d’un bilan de 18 membres blessés et décide de recourir à la Justice

octobre 11, 2018 7:43
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Attaquée à jets de pierre par les militants du RPG de Gueasso (Lola), la mission du Bloc Libéral (BL) partie pour l’installation des exécutifs communaux dit avoir été obligée de prendre la poudre d’escampette. Des violences qui ont fait 18 blessés parmi les responsables et militants du BL dont un élève de 13 ans et une autre âgée de 19 ans, selon Oumar Sanoh, vice-président du BL, joint au téléphone par Guinéenews, ce jeudi 10 octobre.

«Jusqu’au moment où je vous parle, ils sont en train de menacer et de persécuter nos militants à Guèasso. Cela malgré les 18 blessés que nous avons enregistrés dans nos rangs. Nous étions au Commissariat hier où nous avons déposés les documents. Les blessés se sont dirigés après vers l’hôpital où ils reçoivent des soins. Certains blessés gravés ont été envoyés à N’Zérékoré pour la radiographie. Ils ont coupé l’oreille d’un de nos élus, ils ont cassé les bras de notre candidat dont les os sont sortis trois fois et deux autres ont été blessés à la nuque et au front. Il y a un doyen, un de nos élus qui a aussi reçu un caillou, qui lui aussi est allé à N’Zérékoré pour la radiographie », a témoigné Oumar Sanoh.

Pour sa part, Dr Faya Millimono a indiqué que les membres de la mission sont toujours à Lola où ils sont en train de secourir les blessés. « C’est notre priorité en ce moment-là », a-t-il souligné.

La deuxième étape consiste, selon le président du BL, à porter plainte contre les agresseurs de ses responsables. « La deuxième chose qu’on est en train de faire, on en a parlé avec notre avocat, Me Théodore de N’Zérékoré, il est en train de recouper les informations pour pouvoir préparer les plaintes en vue de les déposer à la Justice de paix de Lola », a affirmé Dr Faya.

Le président du BL pointe un doigt accusateur sur les responsables du RPG et estime qu’avec ces violences, le dialogue n’est plus possible avec le pouvoir en place autour d’une quelconque question.

« Nous avons eu à prendre contact avec nos amis de l’opposition. Il parait que Damaro avait parlé dans une émission sur une radio de la place où il a dit que ce sont eux qui ont donné l’ordre pour ne pas respecter les accords que nous avons signés. Ce qui veut dire que s’il y avait encore quelques personnes dans l’opposition qui continuent à croire qu’un dialogue est possible avec ce pouvoir dictatorial, je crois qu’elles ont la dernière preuve que ce pouvoir ne mérite plus qu’on s’asseye avec lui autour d’une table pour trouver une solution à un quelconque problème. Nous sommes clairement dans une situation d’oppression du peuple parce qu’aujourd’hui la Guinée n’est ni dirigée en fonction de notre constitution, ni en fonction de nos lois, encore moins en accord avec les accords politiques que nous signons. Ceci étant, si nous voulons continuer à subir cette oppression, c’est le choix du peuple. En ce qui nous concerne, nous travaillerons avec nos militants, avec tous les Guinéens épris de paix et de justice pour que des actions soient engagées pour éviter cela à notre peuple », annonce le président du Bloc Libéral.

Faut-il rappeler, l’opposition républicaine qui dit déplorer les violences perpétrées sur certains responsables et élus du Bloc Libéral à Guèasso entend reprendre ses manifestations de rue pour exprimer son ras-le-bol contre ces violences et la manière dont les exécutifs communaux sont en train d’être installés.