Guérilla urbaine entre factions du SLECG: plusieurs blessées signalés dont Soumah (films des incidents)

mai 1, 2019 3:16

L’atmosphère était délétère ce matin du 1er mai au palais du peuple. Des syndicats rivaux se sont violemment affrontés. Des blessés ont été enregistrés, des chaises ont été cassées.

Le monde du travail s’était fortement mobilisé tôt ce matin à l’esplanade du palais du peuple pour célébrer le 1er mai. A l’intérieur de la cour, il y avait moins de personnes comparativement à ceux qui étaient en dehors de la cour. L’accès à l’intérieur relevait d’un véritable parcours du combattant, même les journalistes n’ont pas été épargnés.

Ceux qui étaient au portail étaient vêtus de tenue traditionnelle guinéenne sur lequel est écrit « USTG A Camara », pour ainsi faire la différence avec la majorité restée dehors avec des tee-shirts verts et blancs de l’USTG dirigée par Abdoulaye Sow. Ces derniers ne devraient pas entrer parce qu’ « ils ne sont pas invités », dit-on.

Etant nombreux, ils ont réussi à forcer le portail et entrer. Abdoulaye Sow, le secrétaire général de l’autre branche de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), suivi d’Aboubacar Soumah, le leader de l’autre faction du Syndicat libre des enseignants chercheurs de Guinée (SLECG), n’ont pas pu accéder à la loge officielle. Ils ont été empêchés par les hommes de Kadiatou Bah et d’Abdoulaye Camara qui dirigent respectivement des factions du SLECG et de l’USTG. Et c’est là que les échauffourées ont commencé. Il y a eu des jets de pierres, puis des chaises qui ont été suivis par des bastonnades. Aboubacar Soumah qui était du groupe des refoulés a été blessé au niveau de la tête. Celui-ci se trouve actuellement dans une clinique de la place à Kaloum.

Un autre partisan de Soumah a été sérieusement molesté et blessé à la tête. Il a échappé à la furie de ses agresseurs que lorsqu’il s’est couché à même sol.

Il faut rappeler que quand la cérémonie commençait, un jeune portant un tee-shirt blanc qui se trouvait à la loge officielle a été déshabillé. Car seuls les hommes d’Abdoulaye Camara et de Kadiatou Bahy étaient permis d’accès.

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