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    Guinea Investment Forum (GUIF) : une autre voie pour l’Unicef pour réaliser le bien-être des enfants et des femmes  

    Les enfants et les femmes seront au cœur du Guinea Investment Forum (forum guinéen des investissements) prévu à Conakry du 24 au 26 février prochain. C’est ce message que l’Agence pour la Promotion des Investissements Publics et privés et l’Unicef ont envoyé ce jeudi 4 février 2021 à travers un partenariat. Cette annonce intervient en amont de ce forum qui connaitra la participation de « plus de 700 investisseurs » avec à la clé « des projets d’investissement de plus 3 milliards de dollars US. »

    Le Directeur général de l’APIP, Namory Camara et le Représentant de l’Unicef, Pierre Ngom ont annoncé lors d’une cérémonie organisée à cet effet qu’ils s’engagent ensemble pour la cause des populations en général et celles des femmes et des enfants, en particulier.

    Ravis de la performance réalisée « en ci-peu de temps », le représentant de l’Unicef explique la motivation de son institution et la célérité qui caractérise le partenariat.

    « C’est allé très vite parce que c’est une bonne cause. Les investissements, il n’y a pas mieux pour donner un coup de fouet au développement économique. Quand il y a le développement économique, les premiers bénéficiaires, ce sont les enfants. Donc, l’Unicef doit être à la ligne de front quand il s’agit d’investissement », a-t-il déclaré tout en saluant dans la même lancée, l’ouverture dont la direction générale de l’APIP et toute l’équipe ont fait preuve.

    Puis de poursuivre : « l’Unicef viendrait supporter le forum guinéen des investisseurs. Car, c’est pour nous un piédestal pour lancer un partenariat à long terme avec l’APIP. Les enfants de Guinée veulent voir plus d’investissements dans les secteurs clés de l’économie. Afin que le développement économique qui en résulte puisse leur bénéficier aujourd’hui et bénéficier aux générations futures. Parce que les enfants de Guinée veulent assurer aux investisseurs potentiels que le climat des affaires en Guinée est sur le point de faire un grand bond en avant avec des ouvertures d’opportunité qu’il ne faudra pas rater. Troisièmement, les enfants de Guinée veulent voir plus d’investissement dans ce pays afin que l’expertise, la technologie, les produits, la richesse, les innovations qui viennent avec de tels investissements puissent contribuer au bien-être de tous. Mais surtout des enfants et des femmes de ce beau pays. »

    La RSE comme liaison entre l’Unicef et les Investisseurs

    Toujours à propos du lien entre le secteur (enfants et femmes) d’intervention de l’Unicef et les investissements, Pierre NGom   soutient : « lorsqu’on investit, on crée de la richesse, de la prospérité. Et lorsqu’on crée de la prospérité, on a une responsabilité sociale, une responsabilité de partager une partie de cette richesse, une partie de cette prospérité, avec les populations où on fait cet investissement. Et c’est une responsabilité sociale, on peut dire responsabilité sociale des entreprises, responsabilité sociale des investisseurs, responsabilité sociale du gouvernement ». Ici en Guinée, c’est très explicite parce que le gouvernement a clairement défini une politique, une stratégie de partage de la prospérité. Donc c’est dans la façon de faire même du gouvernement. C’est donc important que les investisseurs aussi aient une responsabilité sociale pour être en ligne avec le gouvernement ».

    Puis, Pierre NGom rassure : « il a été démontré que lorsque vous partagez la prospérité avec les enfants et les femmes, vous créez un multiplicateur très élevé quand il s’agit de la croissance économique… »

    Par ailleurs, invoquant une réalité mondiale, le représentant de l’Unicef souligne : « … vous ne vous trompez jamais en partageant la prospérité avec les enfants et les femmes et ça vous pouvez le faire en réinvestissant le retour sur l’investissement dans des secteurs tels que la santé, tels que l’éducation, tels que la protection. Puisque ce secteur a un effet immédiat sur les enfants et les femmes… D’où le bonheur et l’honneur pour son équipe et lui-même d’être parmi ceux qui supportent le forum qui, pour lui, est une initiative extraordinaire. »

    A son tour, le directeur de l’APIP a salué l’inventivité dont l’équipe de l’Unicef a fait preuve. Parce que c’est nouveau pour nous tous, reconnaît-il.

    S’appropriant de l’intervention de son prédécesseur qu’il dit entièrement partager, Namory Camara rassure : « tout que vous venez de dire renforce la stratégie du gouvernement, surtout le président de la République qui a articulé son programme autour de trois piliers dont les jeunes et les femmes… Il a dit qu’il dédié ce sextennat aux jeunes. Vous avez parlé de la jeunesse. Vous avez parlé des femmes, de la prospérité partagée et l’importance des femmes dans cette prospérité partagée… »

    S’attardant sur la jeunesse de la population africaine et celle guinéenne, le DG de l’Apip précise : « … forcément les questions d’éducation, d’enfance s’y retrouvent…  et elles sont le moteur de notre économie. Vous allez aux marchés, elles sont extrêmement dynamiques. C’est pourquoi il est important pour nous d’intégrer les préoccupations, sociales, environnementales dans toutes les questions d’investissement dans notre pays… »

    En ce qui concerne la nature particulière de ce partenariat, selon le DG de l’APIP, « il ne devrait pas paraître iconoclaste à partir du moment où nous avons les mêmes objectifs, c’est le bien-être de la population ». D’autant plus que, insiste-t-il, « aujourd’hui d’ailleurs, la responsabilité sociale des entreprises devient de plus en plus importante, si non la plus importante des entreprises qui pour avoir de la valeur, même sur les marchés, veillent sur l’élément RSE qui est très important. »

    C’est pourquoi, défend-il : « ce n’est pas de la police pour le GUIF qui est un événement transactionnel sans précédent sous l’égide du président de la République. Nous estimons que les investisseurs qui vont venir et qui sont dans notre pays, ils en conviendront avec nous, eux-mêmes auront intérêt à intégrer ces préoccupations liées aux enfants, aux femmes. »

    L’autre raison pour laquelle M. Camara apprécie l’initiative de l’Unicef résulte du fait que « les types d’investissement concernés se rapportent pour la plupart aux secteurs primaire et secondaire dont le domaine agricole… »

    Visiblement satisfait, le Directeur général de l’APIP a rassuré le Représentant de l’Unicef : « vous collez parfaitement à la stratégie et à notre vision, celle du gouvernement et du président de la République dont la vision tourne autour de cette triptyque à savoir les jeunes, les femmes et les enfants… ». Cela, en partant du principe qu’on ne peut pas faire de la prospérité partagée une réalité si on ne fait pas attention aux femmes et aux enfants.

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