Guinée : à la veille des élections, Amnesty international appelle le gouvernement à libérer 40 jeunes détenus

0
678
Amnesty International, lors conférence de presse à Conakry mercredi 13 novembre 2019. Photo Thierno Souleymane Diallo/Guineenews

A la veille du scrutin contesté du 22 mars 2020, Amnesty international  appelle les autorités guinéennes à immédiatement libérer « toutes les personnes arbitrairement détenues ». Selon l’ONG de promotion des droits de l’homme, des jeunes de la capitale Conakry dont le nombre pourrait atteindre 40 ont été arbitrairement arrêtés ces dernières semaines puis conduits en détention dans un camp militaire. « Ils ont disparu. D’autres arrestations ont  visé dans les régions de N’Zérékoré (sud-est) et de Kindia (nord-est) des personnes publiquement engagées dans la lutte contre le référendum constitutionnel, à travers le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) », lit-on dans un communiqué que l’ONG a publié dans la nuit de vendredi.

Amnesty international a également demandé aux autorités guinéennes d’arrêter « les rafles à l’aveugle opérées dans des quartiers de la capitale réputés contestataires ». « Rien ne saurait justifier les atteintes aux droits humains avant, pendant et après ces élections. Toutes les personnes arbitrairement arrêtées en Guinée doivent être libérées immédiatement et sans condition, les droits à la vie et à l’intégrité doivent être protégés », a déclaré Fabien Offner, chercheur au bureau d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.