Guinée : Affaire 28 septembre – Quand un ministre contredit son prédécesseur

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« Il n’y a pas de contingences politiques »

Le ministre de la Justice par intérim Mamadou Lamine Fofana n’est pas d’accord avec son prédécesseur Me Cheik Sacko qui a indiqué que le « démarrage du procès (sur le massacre du 28 Septembre 2019) est freiné par des contingences politiques ».

« Je ne suis pas d’accord. Les  contingences politiques ne sont jamais apparues dans ce dossier…Il n’y a aucune contingence qui puisse entraver la tenue de ce procès », a dit le ministre par intérim lors d’un point de presse animé jeudi dernier sur le dossier. « La preuve, il y a des inculpés qui ne sont pas sur le territoire, mais on a envoyé une commission rogatoire pour les entendre », a-t-il dit.

Mamadou Lamine Fofana a par ailleurs indiqué que la volonté politique du président Alpha Condé pour la tenue du procès est sans équivoque. « J’ai été conseiller spécial du président de la République en matière de justice, je peux témoigner que ça n’a jamais été le cas », a-t-il dit.

Il faut rappeler que  l’ancien ministre de la Justice Me Cheik Sako a démissionné en mai dernier. Entre autres motifs de sa démission : son opposition à toute modification constitutionnelle. L’engagement de l’ancien avocat au barreau de Montpellier était salué par les victimes des évènements du 28 Septembre 2009.