Guinée : entre le Secrétariat général de l’OIF et son envoyé spécial à Conakry, le grand cafouillage

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A quoi joue l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ? Sur le double scrutin législatif et référendaire du 1er mars, l’organisation a affirmé trois positions en moins d’une semaine.

La première via un communiqué dans lequel elle a déclaré qu’«il lui sera difficile de continuer à soutenir le processus électoral guinéen à cause des insuffisances qui persistent et qui ont été particulièrement signalées à la Commission électorale lors de la récente remise du rapport de mission…» [la CENI a répliqué en réfutant une quelconque remise de rapport].

A peine deux jours après ce communiqué, Tiéman Coulibaly, l’envoyé spécial de l’OIF en Guinée a assuré à Jeune Afrique que « l’OIF n’a jamais annoncé le retrait de son soutien au processus électoral ». Selon lui, l’Organisation « a juste fait des recommandations et demandé que, sur les 2490 664 électeurs qui posent problème, qu’un consensus soit trouvé entre les différents camps, l’opposition, la majorité présidentielle ainsi que les autres acteurs électoraux, la CENI et la société civile ». Et de poursuivre en disant : « malheureusement, le contexte est tel que l’on ne peut pas échapper à des interprétations de part et d’autre ».

Au lendemain de l’article citant Tiéman Hubert Coulibaly, nombreux sont des observateurs qui estiment, à tort ou à raison, ces déclarations contradictoires sont les signes irréfragables d’une cacophonie voire un cafouillage entre le Secrétariat de l’OIF et son envoyé spécial en Guinée, Tiéman Hubert Coulibaly.