Guinée : la journée internationale des Nations-Unies célébrée à Conakry

octobre 25, 2018 11:57
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« Notre ambition légitime de développement sera reposée sur la protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique », a déclaré Cheick Sacko, ministre de la justice.

A l’occasion de la célébration de la journée internationale des Nations-Unies, ce 24 octobre 2018, le ministre de la Justice, au nom du gouvernement guinéen, a réitéré la volonté de l’Etat à poursuivre et à respecter ses engagements fondés sur « une coopération politique, économique, sociale et culturelle » et basée « sur le respect du principe de l’égalité des droits des peuples ».

« La République de Guinée à l’instar des autres pays s’inscrit  dans cette dynamique en célébrant le 73e anniversaire [qui] se tient dans un contexte économique et social complexé qui pourrait affecter les progrès que nous avons déjà réalisés notamment la réduction des inégalités par la mise en œuvre des programmes de développement », dira Checik Sacko.

A cet effet, affirme-t-il, « nous devons donc  poursuivre inlassablement la mise en œuvre en œuvre des Objectifs de Développement Durable.  Car, l’un des défis à relever est le combat contre la misère et la pauvreté pour éviter aux générations futures les conséquences néfastes du sous-développement ».

Pour le ministre guinéen de la Justice & Garde des Sceaux, « ceci passe par le respect par les Etats de leurs engagements de la mise en œuvre de l’agenda 2030 des Nations Unies. Ainsi, notre ambition légitime de développement sera reposée sur la protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique ».

Mais, déplore M. Sacko, « les conflits, en particulier, les crises prolongées, la dégradation de l’environnement ainsi que les violations des droits de l’homme continuent  d’accroître les besoins humanitaires estimés aujourd’hui à près de 22,5 milliards de dollars ». Enfin, prévient-il, « (…) tout repli sur soi, sur son Etat, serait bien évidemment préjudiciable à la paix et à la stabilité du monde. »

Pour sa part, le coordinateur résidant par intérim du Système des Nations-Unies, Marc Rubin, a estimé que « malgré les difficultés et les obstacles, (…) l’extrême pauvreté recule [même si] nous voyons croître les inégalités ». Conscient qu’en réduisant « les inégalités », son institution redonne de « l’espoir », ouvre « des nouvelles perspectives » et renforce « la paix partout dans le monde ».

Revenant sur les changements climatiques, M. Rubin pensent qu’ils vont plus que les Etats membres. Or, soutient-il, « l’action climatique est la seule voie possible ».

« Les droits de l’homme sont bafoués en bien des lieux mais nous ne baissons pas les bras car nous savons que le respect des droits fondamentaux et de la dignité humaine est une condition indispensable à la paix. Les conflits se multiplient, les gens souffrent mais  nous ne baissons pas les bras   car nous savons que chaque homme, chaque femme, chaque enfant mérite de vivre  en paix », conclut-il.