Guinée: la vérité du ministre Bouréma Condé aux associations et ONG

juillet 30, 2018 8:23
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Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Bouréma Condé, a rencontré ce lundi 30 juillet les représentants des associations et ceux des ONG (Organisations Non Gouvernementales). Objectif : les inviter à se mettre à jour conformément à la loi, a-t-on constaté au siège du département à Kaloum.

Au sortir de la réunion, le Général Bouréma Condé a rappelé que son département assure et assume la tutelle du mouvement associatif et des ONG. Pour lui,  il est normal qu’une personne, deux personnes, trois personnes ou plusieurs personnes se retrouvent selon des objectifs communs pour un programme à exécuter ensemble. «C’est l’essence même du mouvement associatif et des ONG. Car il est plus facile d’aider quand vous êtes en groupe  que lorsque vous évoluez en solo», a-t-il raisonné.

Parlant de la rencontre, Bouréma Condé a rappelé qu’il était important de partager avec le mouvement associatif et les ONG le contenu de la loi 013 votée à l’Assemblée nationale qui donne les directives du mouvement associatif et des ONG.

«Nous avons revu les articles principaux de cette loi. Nous nous sommes rendu compte que de plus en plus ceux qui doivent défendre la loi et qui se réclament d’elle, sont malheureusement les premiers à la violer. Ce n’est pas normal. Le laissez-passer d’un mouvement associatif est son agrément. Si vous ne l’avez pas, vous ne pouvez pas vous permettre d’exercer en illégalité ce dont vous vous prévalez», a-t-il dénoncé. Pourtant, a-t-il reconnu, c’est le droit de chaque groupe de Guinéens qui en manifeste le désir d’être en possession de ce sésame qu’est l’agrément.

Plus loin, Bouréma Condé se dit être en demeure d’interpeller devant la loi toute association ou ONG qui évolue sur le terrain et qui n’a pas d’agrément. «Nous avons aujourd’hui dans les liens de la culpabilité d’escroquerie un nombre important de détenteurs d’agrément (…). Des gens se retrouvent sur le partage d’un butin de près de six milliards de francs guinéens escroqués au titre des agréments (…). Nous sommes souvent interpellés à partir des ambassades pour nous demander quel est le type ou le statut de tel agrément. Il faut faire la part entre le bon grain et l’ivraie. Il faut savoir qui évolue exactement dans l’idée du mouvement associatif et des ONG», a-t-il expliqué.