Guinée: le ministre de la Santé menace  de sévir contre l’exercice criminel de la médecine

mai 14, 2019 11:22

La problématique liée à la santé publique reste une équation entière en Guinée où l’on assiste de plus en plus à un foisonnement inquiétant des cliniques privées tant à Conakry que dans les villes de province. Une situation qui s’effectue dans la plupart des cas en contradiction totale avec la règle de bienséance qui sied en la matière.

Aujourd’hui, le phénomène est devenu assez préoccupant pour les autorités en charge du domaine. C’est du moins ce qu’a fait comprendre le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique lors de sa sortie face à la presse le lundi 13 mai à Conakry.

« J’ai donné des instructions pour faire une lettre circulaire dans laquelle on a rappelé que tous ceux qui ont ouvert des cliniques privées que j’appelle en tan que clinicien médecine par terre, se présentent sans délai au ministère de la Santé pour qu’on puisse examiner exactement s’ils sont agréés. Parce qu’il y en a de trop. On n’a même pas le contrôle. Chacun se lève et ouvre un cabinet », a fustigé l’orateur.

Evaluant la dangerosité des médicaments criminels, le ministre a indiqué qu’autant on parle de ceux-ci, autant il faut parler de l’exercice criminel de la médecine. Puisque ce sont deux choses qui vont de pair.

« C’est un programme que nous avons. Toutes les cliniques, quelles que soient leurs dimensions, doivent se présenter au ministère de la Santé. Et une des conditionnalités maintenant, c’est que personne ne va ouvrir une clinique privée en Guinée s’il ne dépose pas de la liste de son personnel, avec la qualification: il s’agit des diplômes qui attestent que les gens qui y travaillent, sont qualifiés. Le vrai problème, certainement, que les gens ne savent pas, ce sont des noms des structures qui attirent les gens. Mais, le contenu en ressources humaines n’est souvent pas approprié. Donc, mon département en est conscient et a déjà pris la décision de nous entretenir sur ces sujets. Ceux qui ne vont pas se présenter au bout d’un certain délai, nous allons instruire l’autorité qu’il faut pour mettre fin à leur exercice. On va les fermer. Car, c’est ce qui augmente la mortalité », a fait remarquer Dr Niankoye Lamah qui dit avoir reçu du ministre de l’Administration du Territoire, lors du dernier Conseil interministériel au sujet d’un rapport qu’un de ses préfets lui a adressé sur des gens qui sont dans un village et qui se sont fait passer pour des chirurgiens. Ils ont opéré un malade qui n’a pas survécu.

« Donc, nous devons mettre fin à cela. C’est aussi l’exercice criminel de la médecine. On en est conscient. Et soyez rassurés d’ici dans peu de temps, vous aurez les échos de cette décision », a-t-il promis.