Guinée : les acteurs de la santé menacent d’aller en grève (syndicat)

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«J’ai été contacté par le président de l’Ordre des Médecins de Guinée pour aller en grève ensemble afin que ce pays soit libéré DES MAINS des bandits qui tuent», a déclaré ce samedi le Syndicat des Pharmaciens et Officines de Guinée (SYPHOG), le.Dr. Manizé Kolié.

C’était à l’occasion de l’assemblée générale extraordinaire des pharmaciens à Nongo. Dr. Kolié avait à ses côtés la présidente de l’Ordre des Pharmaciens de Guinée, Dr. Hawa Keita.

S’exprimant sur l’objectif de l’assemblée générale, Dr. Kolié a affirmé qu’il s’agit de décider le sort du secteur pharmaceutique guinéen qui, a-t-il dit, est en deuil depuis 36 ans accaparé par des bandits.

«Le secteur pharmaceutique est pris en étau par des bandits à col blanc tapi dans l’ordre dans tous les ministères. Après avoir consulté la base, nous sommes tombés d’accord d’aller en grève sur toute l’étendue du territoire national dès la semaine prochaine. J’ai été contacté par le président de l’Ordre des Médecins de Guinée pour aller en grève ensemble afin que ce pays soit libéré des mains des bandits qui tuent. Dès la semaine prochaine, nous allons trouver un chronogramme. Nous sommes un secteur très sensible, il suffit que nous fermions nos portes et fenêtres. D’ailleurs, le simple fait de menacer d’aller en grève, est déjà une grève», a-t-il expliqué.

A en croire le leader syndical des pharmaciens, la volonté politique est là mais qu’il y a des gens qui sont plus forts que le président de la République.

«Le chef de l’Etat Alpha Condé a dit 3, des gens disent 58. Nous sommes dans quel pays et où on va ? Les partenaires au développement m’ont donné leurs accords qu’ils sont prêts à nous accompagner pour assainir le secteur des médicaments. Nous n’avons besoin que de trois sociétés grossistes. Nous avons dit quatre pour faire plaisir à nos confrères pharmaciens mais celui qui ne veut pas, on le débarque. On a abrogé 45 sociétés grossistes et les poules ont continué à pondre les œufs. Les conteneurs de médicaments qui sont au Port Autonome de Conakry (PAC), il faut qu’ils soient mis à la disposition de la brigade Médicrime qui en fera son premier butin de guerre», a-t-il fait savoir.