Guinée : les défenseurs nationaux des droits humains dénoncent une chasse à l’homme

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Dans une déclaration dont une copie est parvenue à Guinéenews, une quinzaine d’ONG et associations de défense des droits humains appellent le pouvoir à cesser « la chasse aux opposants et aux activistes des  droits humains ». Une déclaration qui intervient deux jours après les violences enregistrées à Coyah, Dubréka et Kamsar et quelques heures après un communiqué de presse d’Amnesty International sur les mêmes sujets.  La quinzaine d’ONG et Association dont OGDH, Mêmes Droits pour Tous et Avocats Sans Frontières condamnent ces évènements meurtriers du 12 mai et exigent l’ouverture immédiate d’une information judiciaire. Par la même occasion, elles dénoncent une chasse contre les opposants à la nouvelle Constitution et les activistes des droits humains.    « Nous appelons les autorités à mettre fin aux arrestations arbitraires  et à la libération  sans condition de toutes les personnes  arbitrairement détenus pour avoir exprimer  leurs opinions », demandent-elles en ce qui concerne les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations du début de la semaine.  Concernant les défenseurs des droits humains, elles croient qu’« au moment où l’Humanité est préoccupée par la pandémie du coronavirus qui a fait près de 300 000  morts à travers le monde, les autorités guinéennes mettent à profit cette crise sanitaire pour engager une chasse contre les opposants à la nouvelle Constitution, qui permet désormais au Président Alpha CONDE de briguer deux mandats de plus.  Cette chasse se traduit par des arrestations et détentions arbitraires, des enlèvements, du harcèlement judiciaire et des actes d’intimidation contre les défenseur.es des droits  humains ».  La quinzaine d’ONG et Associations rappellent les détentions de Fassou GOUMOU, Bella BAH, Ibrahima DIALLO,  Sékou KOUNDOUNO et Oumar SYLLA, alias foniké Mangué. « C’est au tour  de Saikou Yaya DIALLO, directeur exécutif de l’ONG le Centre de promotion et de protection des droits humains (CPDH) d’avoir des ennuis avec la Justice », ajoutent-elles.    « Ce nouveau mode opératoire des forces de sécurité viole les règles de procédure pénale et vise à museler les défenseur.es des droits humains. Il révèle la volonté manifeste des autorités guinéennes de restreindre l’espace des libertés fondamentales et de violer les principaux instruments juridiques internationaux et régionaux  auxquels la république de Guinée a  souscrit librement », estiment OGDH et autres. Et de réclamer la libération immédiate et sans condition de Saikou Yaya DIALLO ainsi que tous les défenseurs des droits humains.