Guinée : Les dernières consignes de l’UFDG à ses militants pour empêcher la tenue du double scrutin !

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« Je demande à tout le monde, particulièrement les femmes, de se lever. Si les femmes n’ont pas de force de sortir, qu’elles encouragent leurs maris, leurs frères, leurs enfants, de sortir et de tenir dur devant ces…qui veulent nous rendre la vie impossible. »

Les élections législatives et référendaire sont de nouveau prévues pour le 22 mars 2020. L’opposition soutient dur comme fer qu’elles n’auront pas lieu à cette date. Samedi 14 mars, en marge de l’assemblée générale de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), les consignes du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ont été rappelées aux militants.

Hadja Maimouna Diallo, vice-présidente du comité national des femmes de l’UFDG a demandé à ce que tout le monde soit sur le terrain afin d’empêcher la tenue de ces élections : « Nous demandons à tout le monde de continuer le combat. Continuons de défendre notre position. Vous connaissez les consignes. Il ne faut pas qu’il y ait élections dans vos quartiers, dans vos mairies, dans vos sections. Refusez qu’il y ait des élections. Utilisons tous les moyens légaux pour empêcher ces élections », a-t-elle insisté avant de menacer les responsables qui laisseront les élections se tenir dans leurs quartiers : « Tout responsable qui va accepter qu’il y ait des élections dans son quartier répondra devant le FNDC. »

Plus loin, Hadja Maimouna demande à ses partisans de redoubler d’ardeur afin d’obliger le président Alpha Condé à renoncer à son projet de nouvelle Constitution : « Préparons-nous. Il (Alpha Condé, ndlr) n’a pas fini de comprendre, mais il finira par comprendre. Il n’y aura pas d’élections et mieux, Alpha Condé ne peut plus organiser des élections ici. Il n’a qu’à partir et après on va organiser les élections. Tout le monde doit être sur le terrain. Le combat continue. »

Mariama Tâta Bah, députée de l’UFDG à l’assemblée nationale. Alhassane Bah/Guinéenews.

La députée, Mariama Tata Bah, avec un ton très ferme, quant à elle, a demandé au président Alpha Condé de plier bagages et de partir : « Alpha Condé, plie tes bagages. Dans 4 mois tu rentreras chez toi au Burkina Faso. »

Elle soutient que le président Alpha est pris en otage par des « prédateurs » ; une chose qui ne serait pas possible selon elle, si son frère Malick Condé était vivant, dit-elle : « Le malheur que le Pr Alpha Condé a eu c’est le fait que son jeune frère est décédé. S’il était vivant, il n’allait jamais accepter que ces prédateurs prennent Alpha en otage. Mais malheureusement pour lui, son frère est parti, sa sœur est partie. Donc il n’a plus personne derrière lui, sauf les gens qui défendent leurs intérêts. »

Mme Tata invite les femmes à sortir, sinon à encourager les hommes à sortir empêcher la tenue du double scrutin du 22 mars : « Je demande à tout le monde, particulièrement les femmes, de se lever. Si les femmes n’ont pas de force de sortir, qu’elles encouragent leurs maris, leurs frères, leurs enfants, de sortir et de tenir dur devant ces…qui veulent nous rendre la vie impossible. »