Guinée: plus de 126 rythmes musicaux et 200 danses répertoriés (Officiel)

septembre 5, 2018 5:48
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La République de Guinée est un pays avec une diversité à la fois linguistique, culturelle et rythmique intense. Grâce au financement du gouvernement, le directeur général du Centre international de percussions au ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a récemment sillonné le pays pour faire l’inventaire du patrimoine lié aux percussions guinéennes.

Une initiative, premier du genre depuis l’accession de la Guinée à la souveraineté nationale. Il ressort de ce fastidieux travail -quoique non-exhaustif- que le patrimoine rythmique reste énormément riche. Puisque l’équipe de M. Amine Touré a pu inventorier plus de 126 rythmes musicaux, 200 danses et une trentaine de types d’instruments de percussion, alors qu’on ne cite régulièrement que le Djembé.

 «Au nombre de ces rythmes figurent, entre autres, par région, le Yankadi-Makourou, le Yolé, le Soli, le Sorsornet, le Wolftè, le Yamama, le Kotawoe, le Kakilambé, le Maanè, l’Abhol, le D’mba, le Toupoussèssè, le Soumbaraya, le Sörö, le Dia, le Kassa, le Doundoumba, la Mamaya, le Konkoba, le Sökö, le Kawadön, le Bandön, le Kôndén, le Weima, le Sofa, le Mèndia, le Diagbèrèwara, Kala, le Diabara, le Kèbèndo, le Dompilo, le Tchiamano, le Zéguézéguégui, le Niangbaï, le Kpökwayé », égrène le directeur général du Centre international de percussions, Amine Touré, dans une interview exclusive accordée à Guineenews.

Selon notre interlocuteur, les différents rythmes sont déjà numérisés et classés dans une base de données conçue à cet effet, avant de rassurer que celle-ci sera davantage enrichie. « Parce que le patrimoine des percussions est immense », évalue-t-il.

L’un des rares domaines où la Guinée peut se bomber le torse pour se hisser au devant des projecteurs du monde reste bien la culture. Et la mondialisation étant un appel à contribution où chaque peuple doit venir avec les éléments les plus pertinents de sa culture, de son patrimoine, le pays a donc tout à gagner en valorisant ou revalorisant sa culture qu’il peut valablement faire prévaloir à la face du monde.

Mais s’il prend part à cette compétition bras ballants, il sera sommé de consommer ce que font les autres. Or, la Guinée a plein de choses à offrir au monde. En témoigne la venue massive au pays des blancs pour apprendre les percussions et danses traditionnelles auprès des maitres percussionnistes.