Guinée : pour  Amnesty, « la détention arbitraire de militants » traduit la volonté des autorités d’étouffer les voix dissidentes

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Amnesty International, lors conférence de presse à Conakry mercredi 13 novembre 2019. Photo Thierno Souleymane Diallo/Guineenews

Dans un nouvel article publié ce samedi sur la Guinée, l’ONG de promotion des droits de l’homme dénonce la détention arbitraire de militants. L’ONG cite notamment le cas d’Oumar Sylla qui boucle son troisième mois en prison aujourd’hui après le refus de trois demandes de liberté provisoire formulées en sa faveur et le maintien en détention de Saïkou Yaya Diallo en détention malgré son état de santé fragile. Pour l’ONG, ces « détention arbitraire » traduisent la volonté des autorités d’étouffer les voix dissidentes.

 « Oumar Sylla et toutes les personnes emprisonnées pour avoir simplement exercé leur liberté d’expression, sont les cibles d’une stratégie des autorités visant à étouffer les voix dissidentes », a déclaré Kiné-Fatim Diop, chargée de campagne sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Quand ce ne sont pas des arrestations arbitraires, ce sont des interdictions de manifestations ou des actes d’intimidation ou de violence. Les autorités doivent impérativement respecter leurs engagement en matière de protection des droits humaines », a-t-elle interpellé.

Dans le même article, Ibrahima Diallo, coordinateur de TLP-Guinée (Tournons La Page-Guinée), indique que « les autorités s’acharnent contre les activistes pro-démocratie en fabriquant des charges et en alourdissant le processus judiciaire afin de prolonger leur temps de détention. Ces activistes n’auraient pas dû passer un seul jour en prison ».

Cet article  d’Amnesty International intervient à un jour de la marche du Front National pour de la Défense de la Constitution (FNDC) qui entend désormais demander le départ du Président Alpha Condé. Dans un communiqué publié vendredi, le FNDC a indiqué que son chargé des opérations, Ibrahima Diallo, a échappé à une arrestation.