Guinée-Processus électoral : général Namory réaffirme la neutralité de l’Armée à la Cedeao

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Le chef de la Commission des Affaires politiques, Paix et Sécurité de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le général Francis Béhanzin a été reçu ce jeudi 15 octobre par chef de l’état-major général des forces armées, le général Namory Traoré au QG de l’Armée, sis au camp Samory Touré à Kaloum.

En effet, il s’agit pour les missionnaires de la CEDEAO de s’enquérir sur le niveau de préparation du processus électoral au sein de forces armées.

En réponse, le général Namory Traoré a rappelé le rôle régalien de la grande muette tout en soulignant avec force que ‘’l’armée n’est pas impliquée’’ dans le processus électoral. « En Guinée, c’est l’Unité Spéciale de Sécurisation de l’Election (USSEL) qui est chargée de la gestion avant, pendant et après l’élection. Elle est composée des policiers et des gendarmes. L’armée s’occupe de sa mission régalienne, celle de sécurisation des frontières, des lieux stratégiques et des patrouilles dans la ville et à longue portée », a-t-il expliqué.

Sur ce point d’ailleurs, il a insisté que cela n’a rien avoir avec le processus électoral mais plutôt dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme depuis le retour de l’ordre constitutionnel. « Il s’agit bien des patrouilles mixtes qui sont dirigées soit par un officier de la gendarmerie ou de la police (…) », a-t-il martelé.

Pour lui, si l’armée doit intervenir dans la sécurisation du processus électoral, il sera question d’un soutien logistique sur une demande express. « Il n’y a pas d’autres formes, un soldat doit rester soldat dans l’esprit et dans l’âme. Il doit rester républicain et apolitique quel que soit le grade ou la fonction.  Le métier des armes est incompatible à la politique. Il faut rester militaire, républicain au service de la nation. Dans le statut particulier des militaires, il est formellement interdit aux militaires de faire la politique », a-t-il insisté.

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